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CULTURE Deux pointures de l’humour en tournée à La Grand-Combe

D'Jal et Fabrice Éboué pour deux soirées d'humour à La Grand'combe : le pari réussi de Brahim Aber, Yavuz Akan et Sébastien Migliore. (Photo Corentin Migoule)
D’Jal et Fabrice Éboué pour deux soirées d’humour à La Grand’combe : le pari réussi de Brahim Aber, Yavuz Akan et Sébastien Migliore. (Photo Corentin Migoule)

Moins d’un an après la venue à La Grand’Combe d’Élie Semoun, le Festival du rire s’étoffe. Pour sa 3e édition qui aura lieu les 28 et 29 octobre 2022, l’évènement voit plus grand, passant de une à deux soirées d’humour avec deux pointures du stand-up que sont D’Jal et Fabrice Éboué. 

C’est un gros coup que viennent de réaliser les organisateurs du Festival du rire de La Grand’Combe. Moins d’un an après la performance d’Élie Semoun à la salle polyvalente Denis-Aigoin, alors que la venue automnale de D’Jal était déjà connue depuis plusieurs semaines, le stade Sainte-Barbe, aux manettes de l’évènement, vient tout juste de booker Fabrice Éboué.

« Le but de ce festival, c’est d’attirer les gens vers La Grand-Combe pour donner une autre dynamique à la commune qui souffre d’un déficit d’image. Or pour faire venir du monde, il faut qu’on propose quelque chose qui tienne la route », expose Sébastien Migliore, élu de la municipalité qui finance le festival. Avec ces deux cracks du stand-up moderne que sont D’Jal et Fabrice Éboué, l’affiche de cette 3e édition fait plus que tenir la route : elle est alléchante.

Hisser La Grand’Combe au rang de capitale de l’humour

Et les 1 000 places de la salle polyvalente Denis-Aigoin n’auront aucun mal à trouver preneurs. « À trois mois de l’évènement (28 et 29 octobre, Ndlr), on a déjà vendu 150 places pour D’Jal sans faire de communication », indique Brahim Aber, directeur du centre social, qui a mis à profit son réseau pour rentrer en contact – non sans un brin de culot – avec les producteurs des artistes. Pour convaincre ces derniers de se produire dans la cité grand-combienne et ses 5 000 habitants, les organisateurs n’ont pas hésité à (sur)vendre la commune qu’ils aimeraient hisser au rang de « capitale de l’humour ».

Un timing parfait à l’heure où la candidature d’Alès Agglomération figure parmi les trois finalistes au titre de « capitale française de la culture », lequel sera décerné en décembre prochain. « À un mois de la finale, ça va donner un coup de boost à la candidature alésienne », veut croire Brahim Aber. Et d’ajouter : « C’est une valeur ajoutée pour le territoire qui annonce que du bon pour l’avenir. » Même son de cloche du côté de son acolyte Sébastien Migliore : « Si on veut aider l’Agglo à devenir capitale de la culture, on ne peut pas se permettre de proposer un festival brouillon. »

Une immense surprise en 2023 ?

Car depuis la venue d’Élie Semoun l’an dernier, lequel s’était montré intransigeant en matière d’organisation, le degré d’exigence a été revu à la hausse. Chaque détail compte. Jusqu’à la configuration de la salle Denis-Aigoin en mode « cabaret-théâtre ». D’autant qu’en s’efforçant de conserver une dimension « populaire », avec des tarifs modérés (de 16 à 25 euros), les organisateurs ne jouent pas sur du velours. Étriqué, le budget ne devrait toutefois pas empêcher ces derniers de voir plus grand au fil des années.

« Il faut monter crescendo pour gagner en légitimité auprès de nos partenaires. Si l’événement grossit, pourquoi ne pas imaginer plusieurs jours de spectacles en divers lieux de l’Agglo ? », s’interroge Sébastien Migliore. « Si on peut faire 5 000 personnes ça me va, on ira au Capra (Le surnom du parc des expositions de Méjannes-les-Alès, Ndlr) », se marre Yavuz Akan, président du stade Sainte-Barbe.

Avant que leurs choix se portent sur le Franco-marocain D’Jal, qui s’était révélé au grand public lors du Marrakech du rire 2013 avec son sketch hilarant du « portugais », puis sur Fabrice Éboué, réputé pour son art de rire du pire et son regard critique sur la société, les organisateurs ont longtemps hésité. Les noms de Redouane Bougheraba, Ines Reg, Le Comte de Bouderbala, Jeremy Ferrari, et Booder ont un temps été évoqués. Certains d’entre eux seront peut-être à l’affiche de la 4e édition en 2023. À moins que les programmateurs ne nous réservent une immense surprise dont ils ont le secret…

Corentin Migoule

Vendredi 28 octobre : Fabrice Éboué, Adieu hier. Samedi 29 octobre : D’Jal, À cœur ouvert. Réservations sur Ticketnet, FranceBillet, à Cora et à la Fnac. 

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