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NÎMES Au Musée de la Romanité J-C Golvin dévoilera Nemausus et exposera ses dessins scientifiques

Le Musée de la Romanité (Photo Archives Anthony Maurin).
Du haut de la tour Magne, Jean-Claude Golvin nous fait voir le sud et l’est de la cité antique de Nemausus (Photo J-C Golvin).

Après la merveilleuse, rare et enivrante exposition sur la civilisation des Étrusques, place aux dessins scientifiques de l’excellent Jean-Claude Golvin. Rendez-vous est pris du ! décembre 2022 au 5 mars 2023.

Cette exposition sera réellement différente par rapport à celles déjà accueillies par le Musée de la Romanité de Nîmes. Gladiateurs, Pompéi, la divinisation des empereurs, la place des femmes sous l’Empire romain ou encore nos fameux Étrusques dont l’exposition est encore visible au sous-sol du Musée, les dessins de Jean-Claude Golvin plairont aussi bien aux grands qu’aux petits car ils comportent de nombreux niveaux de lecture. Loin d’être de simples croquis, ils animent la vie antique selon les règles imposées par la science. Jean-Claude Golvin ne dessine pas n’importe quoi n’importe comment, évidemment.

Le nom de l’exposition est évocateur. « Dévoiler Nemausus. Jean-Claude Golvin, un architecte et des archéologues. » Mais peut-on réellement et sérieusement faire le portrait de Nîmes telle qu’elle était à l’Antiquité ? Peut-on lui redonner vie avec son environnement, ses monuments, ses rues, ses habitants ? Il s’agit-là d’un des grands défis de l’archéologie et de l’architecture : permettre aux publics de se projeter à travers le temps et de plonger dans une Antiquité restituée tout en respectant scrupuleusement les données et les hypothèses scientifiques.

Ici, Jean-Claude Golvin fait renaître la source de la Fontaine et son Augusteum (Photo J-C Golvin).

Jean-Claude Golvin, architecte et archéologue, ancien chercheur au CNRS, a consacré sa vie à la réalisation de ce défi. Il est le premier spécialiste au monde de la restitution par l’image des grands sites de l’Antiquité. Dès les années 1970, il se spécialise dans l’étude des amphithéâtres romains, mais c’est en tant que Directeur du centre franco-égyptien d’étude et de restauration des temples de Karnak à Louxor (Égypte) qu’il pose la première pierre d’une oeuvre graphique considérable qui le consacre également en tant qu’artiste !

Son oeuvre dispose d’une renommée internationale. Ses dessins illustrent une foule d’ouvrages historiques, spécialisés et grand public ; ils sont également utilisés dans des reportages ou encore par l’industrie du jeu vidéo pour leur puissance d’évocation et leur exactitude. La ville de Nîmes entretient avec lui une histoire vieille de plusieurs décennies et à l’occasion du grand chantier de restauration des Arènes, elle lui a demandé de créer 13 nouvelles aquarelles sur la construction de l’Amphithéâtre.

Aquarelles inédites et travail d’orfèvre

L’exposition débute par la présentation de Jean-Claude Golvin et de sa démarche en montrant comment ces restitutions aquarellées sont créées. Puis s’ouvre une véritable promenade dans la Nîmes antique à travers une cinquantaine d’œuvres pour découvrir ses environs, ses rues, ses monuments, restituant l’urbanisation de la ville il y a 2 000 ans.

Un important focus est proposé sur l’amphithéâtre grâce aux 13 aquarelles inédites. Le visiteur réalise ainsi l’importance d’un tel monument pour la cité et l’ampleur de son chantier de construction. Au fil du parcours, différents dispositifs numériques permettront au visiteur d’arpenter Nemausus, plonger au coeur du travail de Jean-Claude Golvin et jouer à une version du jeu vidéo « Assassin’s Creed » développé par Ubisoft à partir de ses dessins.

Ici Richard Pellet lors des fouilles de la salle cruciforme située sous le sable de l’amphithéâtre nîmois (Photo Archives Anthony Maurin).

Comme bien souvent, cette exposition se fait en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives. En effet et dans le cadre du grand chantier de restauration des Arènes, entrepris par la Ville de Nîmes depuis plus de dix ans, L’Inrap a mené une fouille d’archéologie préventive sous la piste de l’amphithéâtre et réalisé un suivi archéologique de travaux. À ce titre, l’institut a été convié par la Ville de Nîmes à participer au comité scientifique de cette nouvelle exposition. Marc Célié et Richard Pellé, archéologues à l’Inrap, se sont réunis autour de Jean-Claude Golvin pour la conception des nouvelles aquarelles inédites. L’institut a également mis ses ressources scientifiques et documentaires à disposition de la Ville de Nîmes, enrichissant l’exposition de données archéologiques inédites.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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