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Publié il y a 5 ans - Mise à jour le 09.02.2017 - abdel-samari - 2 min  - vu 235 fois

ARBRES Jean-Paul Fournier monte au créneau, Nîmes Métropole lui répond

La Place Saint-Charles, sans ses pins (Photo Anthony Maurin).

Après la diffusion de notre article sur abattage des arbres au Square de la Bouquerie et à la Place Saint-Charles initié par l'Agglo de Nîmes à la demande de la mairie de Nîmes, Jean-Paul Fournier a souhaité rappeler le contexte de cette intervention. Mise en cause, l'agglo de Nîmes lui répond.

Tout le monde en parle ... Tel le titre d'une célèbre émission, depuis que la ville s'est réveillée ce matin, l'abattage des arbres dans le cœur du centre-ville de Nîmes est sur toutes les lèvres. Faut dire que le cordon de sécurité, la police municipale et la poignée de manifestants étaient au rendez-vous ! Difficile de faire pire pour passer inaperçue.

D'ailleurs, Jean-Paul Fournier s'en défend et contre-attaque. Pour lui, ces abattages étaient indispensables et auraient dû être effectués bien plus tôt. "Dans le cadre des contrôles systématiques réalisés par les services des Espaces Verts de la ville sur tout chantier, nous avons eu quelques inquiétudes sur la stabilité des arbres sur ces deux places, notamment à la vue de racines laissées à nu" débute le maire de Nîmes dans un communiqué. Et de poursuivre : "Depuis les drames survenus voici plusieurs mois avec la chute de branches sur des passants - causant le décès de deux d’entre eux - et une expertise ayant recommandé un abattage, la Ville a demandé à Nîmes Métropole (qui a la maîtrise d’ouvrage déléguée du chantier TCSP et des places), de réaliser sans tarder ces interventions, et ce depuis début septembre."

Des conclusions sans appel selon l'expertise confiée par la Ville : les 8 marronniers du square Bouquerie et les 8 pins de la place St Charles doivent être abattus. Après avoir remis le rapport le 5 septembre, une réunion entre Nîmes Métropole et la mairie le 30 du même mois entérine l'intervention. Depuis, malgré les échanges entre les services des deux collectivités, aucune intervention n'a été programmé jusqu'à ce 8 février 2017.

"Notre devoir consiste, au-delà de toute autre considération, à assurer au maximum la sécurité de nos concitoyens. Ainsi, dès lors qu’une expertise révèle la dangerosité d’un arbre et en prescrit l’abattage, nous ne transigerons pas. La sauvegarde de la vie humaine, doit-on le souligner, ne se négocie pas" conclu l'édile de Nîmes.

Laurent Cotteret, DGS à Nîmes Métropole rappelle que "L'Agglo n'a pas à discuter les décisions de la ville" tout en précisant "que l'attente entre septembre et février était lié justement aux travaux du TCSP et à l'absence de risque en raison du périmètre des travaux qui empêchait jusqu'au 3 décembre dernier la circulation des piétons."

"Après les travaux, nous avons transmis les demandes à la mairie de Nîmes pour procéder aux abattages car c'est elle qui juridiquement doit décider de la date d'intervention. Les arrêtés municipaux ne nous sont parvenus que récemment" rajoute le DGS de l'Agglo.

En ce qui concerne les causes de fragilité des arbres, là encore, les points de vue divergent. Pour la mairie de Nîmes, c'est entendu, la cause est liée aux travaux de prolongement de la T1. Pour Nîmes Métropole, les causes sont plus anciennes et antérieures aux travaux selon une contre-expertise commandée.

Abdel Samari

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