Du haut de ses 30 %, Julien Sanchez vient de proposer de sceller un accord à Franck Proust, le candidat de la majorité sortante. Ledit accord prévoit, selon le communiqué de Julien Sanchez, d’intégrer à sa liste huit candidats, en position éligible, dont quatre adjoints. Toujours selon le candidat d’extrême droite, Franck Proust aurait décliné l’offre électorale. Bien évidemment, le candidat RN raille la position du président de Nîmes Métropole, privilégiant les négociations avec son ancien collègue à la mairie, Julien Plantier, qualifié pour le second tour avec 15 % des suffrages.
Il n’en fallait pas plus pour que Julien Sanchez montre sa vraie stratégie : tuer la droite. Comment ? En décrédibiliant la fusion Plantier-Proust : « Les deux ennemis qui s’écharpent depuis des mois, dont les équipes se détestent (…) sont prêts à tout pour tenter de sauver leur peau et celle de leur sénateur Laurent Burgoa, dont le siège dépend des municipales. » Visiblement inspiré par le film Titanic, Julien Sanchez file la métaphore : la stratégie de la droite serait comparable à « l’orchestre du Titanic qui continue de jouer jusqu’à sombrer. » Et de poursuivre : « C’est même dangereux, cette petite musique pourrait empêcher de voir l’iceberg communiste. » Et la petite musique du RN, elle, ressemble étrangement à un requiem pour la droite.