Publié il y a 1 h - Mise à jour le 16.03.2026 - Corentin Dimanche - 2 min  - vu 346 fois

ALÈS Basile Imbert se retire et votera Christophe Rivenq : "Le fascisme ne passera pas à Alès"

La tête de liste socialiste et écologiste 'Alès Commun' aux 10,79 % des voix au premier tour a été le premier à se prononcer sur sa position au second tour : "Il n’y a que deux choix : le maire sortant, un adversaire républicain, un gaulliste social de droite républicaine, quelqu’un de très capable. Et puis quelqu’un qui n’est pas d’Alès."

Des échanges jusqu'au bout de la nuit, mais au final le réveil matinal a rendu son verdict et son évidence : "Les urnes ont parlé", constate Basile Imbert, soulignant que la décision a été prise après des échanges avec Christophe Rivenq et les partenaires de gauche. Malgré la "joie et la fierté" d’être au second tour, évènement que le trentenaire n'a jamais connu de son vivant à Alès, il reconnaît, avec une pointe de regret, que la situation est "ironique" : "Pour une fois, il y a un second tour, mais on n’y sera pas." La liste Alès Commun, qui aurait "préféré avoir des élus au conseil municipal", a finalement choisi de se retirer pour prévenir une victoire du Rassemblement National.

Le RN, un "risque" pour Alès

Le benjamin du scrutin n’a pas caché son inquiétude face à la montée du RN, incarné par le candidat Anthony Bordarier, arrivé 2ᵉ ce dimanche soir : "Il a inventé un programme mercredi, vraisemblablement à l’intelligence artificielle. C'est un candidat lepéniste porté par une vague nationale, voire mondiale, que nous combattons". L'écologiste Pierrick Touguet, troisième sur la liste Alès Commun, renchérit : "On n’avait pas tablé sur une extrême droite aussi forte. Il y a un vrai risque pour la ville."

Basile Imbert lors de son vote ce dimanche à Plan d'Alès • CD

Basile Imbert va plus loin, qualifiant son opposant de "marionnette du député Pierre Meurin". Face à un "fascisme" qui menace les Cévennes, il se justifie : "Entre Christophe Rivenq et l’extrême droite, il fallait choisir. De deux maux, il faut choisir le moindre."

Christophe Rivenq, "quelqu’un de très capable"

Il appuie : "Le fascisme ne passera pas ici, ce n’est pas notre ADN à Alès." Et appelle les électeurs tentés par un vote contestataire à ne pas se tromper : "Il n’y a que deux choix : le maire sortant, un adversaire républicain, un gaulliste social de droite républicaine, quelqu’un de très capable. Et puis quelqu’un qui n’est pas d’Alès."

Il précise qu’il votera personnellement pour Christophe Rivenq, tout en rappelant qu’il ne partage pas toutes ses positions : "On n’est pas d’accord sur tout, sinon on n’aurait pas monté de liste. Et s’il fait des conneries, on lui dira."

L’échec d’une alliance à gauche

Le retrait d’Alès Commun s’inscrit aussi dans l’impossibilité de trouver un accord avec la liste 'Alès, c’est Vous !', qui inclut La France Insoumise (LFI). Basile Imbert affirme avoir "discuté avec toute la liste", en rappelant que "ce serait mieux sans LFI." Pierrick Touguet confirme avoir "tout essayé avec les partenaires de gauche."

Et maintenant ?

Malgré ce retrait, Basile Imbert promet de rester actif : "Les temps qui viennent seront difficiles, mais on fera des propositions pour Alès, même sans être au conseil. On sera présents auprès des associations, des manifestations…" Il espère que la droite n’oubliera pas les enjeux sociaux et écologiques, et sait que Christophe Rivenq "saura s’en rappeler". Pierrick Touguet conclut : "C’est simplement le choix des électeurs. On doit prendre nos responsabilités." Basile Imbert sera sur le club Objectif Gard ce soir à 18h.

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