A la une
Publié il y a 10 mois - Mise à jour le 02.02.2022 - abdel-samari - 2 min  - vu 975 fois

ÉDITORIAL Coronavirus : l'État desserre l'étau et étrangle le porte-monnaie

Photo d'illustration DR

Donner d'une main ce qu'on reprend de l'autre. Ça va mieux alors on desserre l'étau face à l'épidémie de covid-19. C'est le message de l'État ce mercredi. En effet, à partir d'aujourd'hui, fini le masque en extérieur. Tout comme le télétravail obligatoire. Finies aussi les jauges dans les stades et établissements culturels. La suite de la levée des mesures de restrictions aura lieu dans 15 jours avec la réouverture des discothèques, le retour des concerts debout et de la consommation au comptoir dans les bars, dans les stades, cinémas et transports. Sans oublier l'allégement du protocole sanitaire à l'école après les vacances d'hiver. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le taux d'incidence reste pourtant à un niveau sacrément élevé à l'heure actuelle. Rien que dans le Gard, il est de plus de 3 000 cas pour 100 000 habitants. Du jamais vu. Chaque jour, depuis une semaine, plus de 3 500 personnes se déclarent positif au coronavirus. Mais on l'a déjà dit, le Gouvernement table sur la moindre dangerosité du variant Omicron. C'est à vérifier. Car à l'hôpital, dans notre département, on compte encore près de 350 malades dont 62 en réanimation. Le nombre de décès est lui à trois en moyenne chaque jour depuis sept jours. Le dernier variant identifié représentant la quasi totalité des positifs. Pendant ce temps là, la vaccination stagne. Nous sommes toujours à 76% de vaccinés gardois. Et les centres sont loin de faire le plein. Par exemple, au centre de vaccination de Nîmes-Costières, il était possible hier soir tard d'obtenir un rendez-vous en ligne pour ce matin à l'ouverture de 9 heures. Un phénomène que l'on retrouve dans de nombreux territoires français et qui témoigne probablement d'un essoufflement des citoyens face à une crise sanitaire qui n'a pas rendu son dernier... souffle. Autre explication possible : les annonces de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui table sur une sortie de la pandémie les prochains mois en Europe. Il va donc falloir vivre avec le covid comme on vit aujourd'hui avec la grippe. Reste un sujet qui lui n'est pas solutionné : les conséquences désastreuses de cette crise sanitaire. Dans le monde de la santé, dans les entreprises, dans les services publics. Et même aujourd'hui avec l'inflation dans les supermarchés. Et que dire des stations essence. Qui paiera la facture ? Pendant que l'on desserre l'étau face au covid, c'est notre porte-monnaie qui s'étouffe.

Abdel Samari

Abdel Samari

A la une

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio

Connectez-vous


Déjà abonné ?
Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n’avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

J'y vais