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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 21.10.2022 - abdel-samari - 2 min  - vu 415 fois

ÉDITORIAL Le sénateur Laurent Burgoa : de la mémoire et une boussole républicaine

Laurent Burgoa, sénateur du Gard. (Photo Yannick Pons) - Yannick Pons

C'est rare pour être souligné mais cela montre que dans le monde politique, quelques fois, on peut s'entendre dans l'intérêt général. De nombreux maires d'ailleurs le prouvent tous les jours au sein des communautés de communes en adoptant des mesures ni de Droite ni de Gauche mais qui font avancer leur territoire. Du côté de l'Uzège, on en a un parfait exemple avec l'entente inédite mais efficace du duo Jean-Luc Chapon, maire centriste d'Uzès, et le président du Pays d'Uzès, le socialiste Fabrice Verdier. Il y a quelques années, c'est le président du Département du Gard, Denis Bouad, qui jouait parfaitement le jeu avec son principal opposant, le Républicain Laurent Burgoa. Pourtant, au départ, en majorité relative, rien ne pouvait prédestiner cette relation cordiale mais franche pour l'intérêt collectif. Depuis, tous les deux sont devenus des amis politiques, et ont rejoint au même moment les fauteuils dorés du Sénat où ils partagent régulièrement des repas pour refaire le monde et surtout le Gard. Loin, de l'intérêt particulier encore trop souvent à l'oeuvre dans les contrées gardoises. En parlant de Laurent Burgoa, le sénateur du Gard vient une nouvelle fois cette semaine de prouver qu'il est un homme politique juste. Dans l’hémicycle du palais du Luxembourg, il a rendu hommage à l’ancienne députée du Gard Annie Chapelier qui avait - il y a tout juste un an - déposé une proposition de loi visant à faire évoluer la formation de sage-femme. « Elle peut être fière du travail qu’elle a fait, être parlementaire ça sert à quelque chose car sa proposition de loi avance. Elle deviendra loi et ce sera la loi Annie Chapelier. » La proposition de loi de l'ex-députée de la 4e circonscription gardoise vise à asseoir définitivement la profession de sage femme dans son statut médical et retirer une grande partie des ambiguïtés statutaires qui les situent actuellement entre le médical et le paramédical. En effet la profession de sage femme ne se limite plus au seul accompagnement de la naissance mais permet d’assurer entre autre le suivi gynécologique de toutes les femmes en bonne santé et de leur prescrire une contraception. S'ils ne partagent pas les mêmes idées politiques, une chose est sûre, le sénateur gardois n'a pas perdu la mémoire. Et sa boussole républicaine.

Abdel Samari

Revoir l'intervention de Laurent Burgoa au Sénat :

Abdel Samari

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