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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 15.04.2021 - abdel-samari - 2 min  - vu 165 fois

ÉDITORIAL Pas question de confiner la démocratie

(Photo d'illustration : Anthony Maurin).

Les élections régionales devraient bien avoir lieu au mois de juin prochain. Après beaucoup d'hésitations liées à la covid, mais surtout en lien avec la stratégie de la majorité présidentielle qui voulait s'éviter une nouvelle déconvenue, tous les élus sont tombés finalement d'accord : pas question de confiner la démocratie. Encore moins en temps de crise. Les urnes parleront donc dans moins de 10 semaines. Et tout le monde l'annonce : Emmanuel Macron et son parti La République en marche devraient prendre une belle gifle. C'est peut-être celle qu'ils ne prendront pas dans un an. Les Français auront déjà manifesté leur mécontentement, leur colère et se seront défoulés. Il sera alors temps pour le président de la République de proposer une nouvelle séquence et des projets pour les cinq prochaines années. Dans les exécutifs régionaux, partout en France, on salue donc cette décision de maintien. D'abord parce qu'à quelques présidents près, ils devraient tous être réélus. On l'a vu avec les Municipales de 2020, les candidats au pouvoir n'ont pas la capacité de faire campagne, les électeurs ont autre chose à faire. Et encore plus quand le soleil brille fort. Enfin, est-ce que les enjeux sont si déterminants ? Oui bien sûr, l'échelon régional est devenu une pièce maîtresse dans la dynamique des territoires. Doté de moyens colossaux, il permet d'agir concrètement, peut changer réellement le quotidien des gens au moins sur la question de la mobilité et des aides aux entreprises. Et insuffler un nouveau modèle de société à l'échelle de plusieurs départements. Plus d'écologie, plus de social, plus de proximité. Sans oublier la mise en œuvre des politiques publiques au niveau territorial. Enfin, les élections régionales offrent une représentativité plus large. Elles se déroulent à la proportionnelle, le vote se faisant sur des listes départementales. Toutes ces tergiversations, maintenir ou pas ces échéances, n'auront donc pas servi à grand chose car finalement, on a un peu le sentiment que tout le monde y trouve son intérêt. Ah si, on a repoussé le vote d'une semaine...

Abdel Samari

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