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Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 15.03.2022 - abdel-samari - 2 min  - vu 793 fois

ÉDITORIAL Salubrité publique : l'État espère bien clouer les punaises de lit

Crédit photo : INELP

Le sujet pourrait prêter à sourire si les conséquences n'étaient pas aussi graves pour nombre de personnes. C'est même une véritable préoccupation avec des impacts importants sur la santé psychologique et la vie sociale des personnes touchées. On aurait pu croire qu'il s'agissait du début de commencement d'un programme présidentiel d'Emmanuel Macron. Il n'en est rien. D'autant que les mesures sont décidées dès à présent. Le Gouvernement a publié en effet il y a quelques jours son plan interministériel de lutte contre les punaises de lit ! On est loin du covid et pourtant, ce sujet de santé est lui aussi pris très au sérieux. Encore plus depuis que ces malfaisants insectes hétéroptères ont développé des résistances à la quasi-totalité des insecticides en vente libre. Véritable fléau, l'objectif est d'établir pour l'État un véritable plan d’action notamment avec une meilleure information du public, l’accompagnement des ménages dans le traitement des infestations, le lancement d'un observatoire du phénomène au niveau national et l'amélioration de l’expertise scientifique et technique. Pourquoi en faire autant ? Car disparue de la vie quotidienne dans les années 50, la punaise de lit est de retour avec le développement des échanges internationaux. Une recrudescence avérée par les témoignages en particulier des entreprises appelées pour désinfecter les habitations. De particuliers mais aussi du monde de l’hôtellerie, des résidences universitaires, etc. Et le problème principal aujourd'hui c'est le temps d'extermination de ces nuisibles qui attaquent leur proie toutes les nuits sans discontinuer. Et le coût que cela engendre. Un coordinateur interministériel, François Lefort, a donc été nommé pour mobiliser l’ensemble des acteurs au niveau national autour des enjeux : lancer une campagne d’information destinée à prévenir et repérer au plus tôt l’infestation en sensibilisant les particuliers et les professionnels les plus exposés. Accompagner les filières afin d’améliorer le traitement des infestations et orienter les particuliers vers des professionnels reconnus. Mettre en oeuvre la surveillance du phénomène pour mieux adapter les politiques publiques. Clarifier les responsabilités entre bailleurs et locataires et surtout, trouver de meilleures solutions de lutte contre ces infestations. On ne sait pas si cela permettra de régler le problème définitivement, mais ce plan d'attaque a le mérite d'exister. Il est une première forte réponse qui devra être suivie dans le temps d'une meilleure expertise du phénomène qui touche de plus en plus de Français sans qu'on n'en connaisse parfaitement l'origine.

Abdel Samari

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