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Publié il y a 7 mois - Mise à jour le 08.04.2022 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 370 fois

EXPRESSO Discours de Franck Proust sur l’Ukraine : les communistes voient rouge

Ce lundi, la séance publique a démarré par un hommage rendu au peuple ukrainien en guerre contre la Russie (Photo : CM)

En conseil communautaire ce lundi, le président de Nîmes métropole, Franck Proust, a prononcé un discours de soutien à l’Ukraine. Discours dans lequel l’élu Les Républicains a martelé que « la Russie n’avait jamais su faire le procès du communisme ». 

À l’issue des trois heures de conseil, ce lundi soir, les élus de Nîmes métropole se sont pressés pour partager le verre de l’amitié. Un apéritif post séance publique, qui a repris ses droits depuis la levée des restrictions sanitaires. Entre deux cacahuètes et un verre de rosé - l’alcool étant à consommer avec modération - les élus PCF de Nîmes métropole ont pris entre quatre yeux le président Les Républicains.

Dans son discours introductif en soutien à l'Ukraine, Franck Proust ne s'est pas privé d'écorcher l'idéologie communiste. Reprenant une « analyse posée par Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert-Schuman », le Nîmois a motivé l’élargissement de l’OTAN* par « la peur qu'inspire une Russie qui n'a jamais su faire le procès du communisme ». Et d’enfoncer, trois phrases plus tard : « Ni le communisme, ni Staline n'ont été jugés et condamnés pour les millions de morts qu'ils ont causés. Poutine n'est que leur petit-fils... » 

Pour les élus communistes de Nîmes métropole : « Ces propos sont inacceptables ! » L’élu Nîmois Christian Bastid n'en croit pas ses oreilles : « Un amalgame est fait entre les communistes, Poutine et la guerre en Ukraine ! Poutine n’est pas communiste, c’est un libéral, un dictateur. Bien évidement que l’on ne défend pas Staline, d’ailleurs il a tué des communistes. Ça n’a rien à voir ! » À quelques jours du premier tour de la Présidentielle en France, faut-il voir une forme de malice de Franck Proust, désireux de relier le « communiste » à la guerre ? 

Dans tous les cas, en séance publique, les communistes n'ont pas pipé mot. L'élue nîmoise Sylvette Fayet  explique ses raisons : « Nous n’avons pas voulu intervenir lors de la délibération pour ne pas créer de polémique. » Dommage, s'ils avaient été joueurs, les communistes auraient pu, eux-aussi, dans un élan anachronique, évoquer le dictateur de Droite, Augusto Pinochet. Dictateur qui a renversé le président socialiste Salvador Allende, dont le nom est devenu celui du périphérique nîmois, situé à deux pas du siège de Nimes métropole... 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

*Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a été notamment motivé, selon Vladimir Poutine, par la volonté de ses voisins ukrainiens d'entrer dans l'OTAN. 

Coralie Mollaret

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