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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 19.11.2021 - boris-de-la-cruz - 3 min  - vu 4374 fois

GARD Accusés de viols, deux hommes innocentés grâce à des vidéos et photos coquines !

Les deux jeunes femmes sont condamnées pour des dénonciations mensongères.
(Photo d'illustration : Anthony Maurin)

En octobre 2017, deux mères de famille accusent deux hommes de les avoir agressées sexuellement. Depuis, l'une est revenue sur ses déclarations. L'autre accuse encore malgré la présence de photos et vidéos qui ne jouent pas en sa faveur.

"Derrière les dénonciations de viols imaginaires, il y a des arrestations, des interpellations, des gardes à vue, des interrogatoires serrés surtout comme mon client lorsque l'on a des antécédents judiciaires. La garde à vue, à cause de ces mensonges, aurait pu se transformer en 17 ans de réclusion criminelle. Les vraies victimes sont les deux hommes injustement accablés", dénonce avec vigueur maître Hugo Ferri.

Le pénaliste porte la parole comme partie civile d'un homme injustement accusé de viol. Un autre a, lui, décidé de ne pas déposer plainte contre sa compagne d'un soir. "On peut comprendre l'injustice de se retrouver en garde à vue lorsque l'on n'a rien fait", poursuit le vice-procureur, Romain Domingues.

Les faits ont débuté un week-end d'octobre 2017. Deux copines, des mères de famille fragiles âgées d'une trentaine d'années, accompagnent deux hommes à l'hôtel. Plus tard, elles appellent la police, crient au téléphone, paraissent affolées, disent avoir été enlevées par des individus puis abusées sexuellement. La machine policière se met en marche et l'enquête pour séquestration devient prioritaire, même si 48 heures après la version des prétendues victimes n'est déjà plus prise au sérieux.

"Ce viol n'a jamais existé"

Depuis, l'une d'entre elles est revenue sur les accusations de viol. C'est d'ailleurs une spécialiste des dénonciations fantaisistes car elle avait menti sur un précédent dossier où elle avait déjà inventé une agression sexuelle. Ce mercredi, à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, elle a avoué que cette nuit d'octobre 2017 était une soirée coquine désirée et que sa copine de chambrée était également consentante.

Mais pourquoi donc inventer des viols ? "Elle m'a dit : tu vas voir ma soeur, je vais avoir des sous comme victime", révèle la jeune femme à la barre du tribunal correctionnel. L'autre accusatrice, sous protection d'une tutrice, reste quant à elle déterminée à prouver ce viol : "Il a fait des choses qu'il ne fallait pas", déclare-t-elle. "Oui mais c'est quoi précisément les choses ?", interroge le représentant du parquet sans obtenir de réponse claire.

"Je vais vous dire quelque chose qui va surprendre. Mais j'ose affirmer que sans les caméras, les vidéos, les photos prises ce soir-là à l'extérieur de l'hôtel, mais aussi dans la chambre, et qui prouvent qu'il n'y a pas eu de viols, je plaiderais aux assises en défense et non pas ici aujourd'hui au tribunal correctionnel en partie civile. Et je serais obligé de défendre un homme accusé de viol", tempête Me Ferri. Le procureur est sur la même ligne : "Ce viol n'a jamais existé. Lorsque vous arrivez à l'hôtel, la caméra sur le parking prouve que vous venez librement, on constate des amusements, des sourires", insiste le vice-procureur Domingues.

L'accusatrice a même été filmée par son partenaire lors des ébats et prise en photos dans des positions coquines, toujours avec un large sourire, très loin de la thèse de l'emprise ou de l'abus sexuel. Elle est finalement condamnée pour "dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ou administrative entrainant des recherches inutiles", à 2 mois de prison. Une peine aménagée en 105 heures de travail d'intérêt général. Sa complice de soirée, celle qui a avoué le mensonge, a également été condamnée à une peine de prison aménageable.

Boris de la Cruz

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