« Je dénonce ici les méthodes inacceptables de journalistes hors sol qui débarquent en province, mettent les élus locaux, dont je fais partie, devant le fait accompli, les coincent littéralement, au lieu de faire leur travail », commence le maire, qui estime que « Faire leur travail aurait été, par exemple, de vérifier combien la ville et le territoire ont engagé depuis dix ans dans le programme de rénovation urbaine, dans la rénovation d’équipements sportifs de premier plan comme le stade et la piscine. De vérifier que les habitants de ce quartier bénéficient des mêmes services publics que tous les autres, notamment de la gratuité des animations pendant les vacances scolaires à destination des enfants et des adolescents. »
Avant de poursuivre sur le même ton : « Faire leur travail aurait aussi été de montrer combien nous avons investi du temps et de l’argent pour rénover, réhabiliter à Carcaixent, amener la culture au cœur du quartier des Escanaux. Bref, de montrer le travail mené avec les moyens qui sont les nôtres, et qui restent insuffisants pour lutter contre le narcotrafic, désormais enraciné sur l’ensemble du territoire, depuis peu dans les villes moyennes et les villages. »
Le maire écrit aussi que « Faire leur travail aurait consisté à solliciter l’ensemble des acteurs institutionnels, comme la Procureure de la République, afin d’informer sur le travail d’enquête et de démantèlement de réseaux qui ne se limitent pas aux frontières géographiques de Bagnols, tant ils sont liés à d’autres villes et que les dealers ne sont pas bagnolais. Cela aurait également été de solliciter la direction interdépartementale de la police nationale pour saluer les opérations quotidiennes d’interpellation de dealers, ainsi que les contrôles routiers visant les consommateurs », et de « ne pas s’en tenir au témoignage d’un seul habitant pour donner une vision prétendument représentative de ce qui se passe chez nous. »
« Un bashing systématique »
Le maire défend ensuite son action : « Le travail, ici, sur le terrain, nous le faisons tous les jours, au contact des habitants. En les accompagnant dans leur relogement, avec des loyers minorés, dans des habitats plus dignes. En rétablissant l’ordre par le déploiement massif de nouvelles caméras de vidéoprotection, par le renforcement de l’armement de notre police municipale et par le renouvellement des véhicules d’intervention, essentiels à l’engagement quotidien de nos agents dans cette lutte. Notre travail, nous le faisons avec nos moyens, avec nos petits bras, et toujours dans le cadre de ce que nous permet la loi, écrite et votée par les parlementaires, et non par les maires. »
« J’accuse ces donneurs de leçons, reprend-il. Comme j’accuse ceux qui flairent la misère et viennent s’en servir, deux mois avant les élections municipales, avec des discours tout faits et sans réelles solutions. » Et de conclure sur un ton de campagne électorale : « Bagnolaises, Bagnolais, en mars, vous allez devoir faire un choix. Vous pourrez choisir entre ceux qui ne font rien et prétendent tout pouvoir, et ceux qui agissent comme ils le peuvent et continueront à y mettre toute leur énergie. J’espère, pour notre ville, que personne ne s’y trompera. Et que l’on cessera de dénigrer son image, d’en faire un bashing systématique, attisé par une opposition qui aime faire venir les télévisions sur de tels sujets. »