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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 05.01.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 431 fois

LE 7H50 Vincent Bouget : « Les communistes doivent redéfinir leur identité »

Après une année 2017 difficile et confuse, le PCF cherche à se réinventer. Leur congrès national a été avancé d’un an. Relèveront-ils le défis ? Entretien avec Vincent Bouget, secrétaire départemental du PCF.
Vincent Bouget, secrétaire départemental du PCF. (Photo : Thierry Allard)

L’année 2018 est une année sans élection. Un répit pour les communistes du Gard ? 

Vincent Bouget : Oh non ! En politique, il n’y a jamais d’année tranquille. Nous avons avancé notre congrès national qui doit initialement se dérouler tous les trois ans. Aujourd’hui, il y a urgence : après la déconvenue des législatives, nous devons mettre tout à plat : redéfinir notre identité et moderniser notre structure. Les consultations des militants ont débuté. En juin, nous voterons une nouvelle feuille de route et nous renouvellerons nos instances.

Cela signifie que vous remettez en jeu votre mandat de secrétaire départemental ?

C'est possible, mais on verra plus tard. Je suis secrétaire départemental depuis 2014. Nos 1 000 militants à jour de cotisation se prononceront fin 2018 sur une liste pour constituer le conseil départemental. Cette instance a pour mission de définir les actions que les communistes mènent sur le territoire. Le premier de cette liste est destiné à être le secrétaire fédéral.

Dans votre introspection, quelles sont les raisons du désamour des électeurs ? 

Rendons-nous à l'évidence : on n’apparaît plus crédible ! La mise en commun, le partage, la solidarité… Les idées de gauche sont très affaiblies et même, ringardisées. En septembre et novembre, nous avions lancé une grande consultation. Seize milles adhérents ont répondu, en nous indiquant par exemple, leur souhait que les communistes se saisissent davantage de la question écologique. Nous avons aussi un problème de visibilité… Aujourd’hui, on a l’impression de le plus exister dans le paysage politique !

Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) vous fait de l’ombre… 

Oui, c’est vrai. Mais nous avons autant de députés que lui à l’Assemblée, un groupe au Sénat, et des maires, des élus locaux dans les Départements et Régions. Le problème, c’est que les communistes sont indépendants et travaillent de leur côté. Nous avons malheureusement un manque de force et de lisibilité.

Les prochaines échéances électorales (européennes et municipales) se préparent dès maintenant. Quelles seront vos actions en 2018 ? 

Oui, les grandes manoeuvres ont commencé. Regardez la guerre Fournier-Lachaud qui a éclaté… Pour les européennes, nous devons travailler à un projet. La question du rassemblement avec FI (France Insoumise), les Verts et les Hamonistes n’est pas tranchée. Au niveau local, à Nîmes, nous sommes le seul groupe de gauche. Le 11 janvier, les élus PCF Sylvestre Fayet et Christian Bastid présenteront leurs voeux. Là-aussi, la question du rassemblement ne dépend pas que de nous. Mais il est évident que si l’on veut gagner une ville marquée à droite comme Nîmes, il doit y avoir un rassemblement à gauche sur un contenu transformateur.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard. com

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