Le maire de Bagnols Jean-Yves chapelet, qui a lui-même fort à faire face au narcotrafic dans sa ville, lui a écrit une lettre de soutien rendue publique ce mardi. « C’est avec une profonde indignation que j’ai pris connaissance de l’incendie volontaire de votre véhicule de service en bas de votre domicile, tel que relaté par la presse ces derniers jours. Je tenais à vous écrire personnellement, en tant que maire de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, pour vous adresser mon soutien républicain le plus clair et le plus sincère », écrit-il.
Dénonçant dans les faits qui ont touché Amandine Demore « une réelle tentative d’intimidation qui vise la fonction, l’engagement public et, au-delà, l’autorité de la République elle-même », le maire de Bagnols affirme : « Je sais malheureusement ce que cela signifie. À Bagnols-sur-Cèze, mon action déterminée contre le narcotrafic et les réseaux qui gangrènent nos quartiers dérange. Elle m’a valu, moi aussi, menaces, pressions et tentatives d’intimidation. Ces actes ne cherchent pas seulement à impressionner : ils cherchent à faire taire, à faire reculer, à installer la peur comme mode de régulation du territoire. Nous ne pouvons ni l’accepter, ni nous y habituer. »
« Vous avez raison de rappeler que ces actes ne font que renforcer votre détermination à agir contre le narcotrafic, poursuit Jean-Yves Chapelet. Dans des communes équipées de dispositifs de vidéoprotection, il est en effet légitime que les auteurs soient identifiés et poursuivis. La réponse publique ne peut pas se limiter à l’émotion, aussi légitime soit-elle : elle doit être ferme, concrète et durable. C’est aussi le combat que je mène à Bagnols-sur-Cèze pour restaurer la tranquillité publique et réaffirmer l’autorité républicaine face à ce fléau. »
Et Jean-Yves Chapelet de conclure : « De maire à maire, je veux vous dire que vous n’êtes pas seule. Nous sommes nombreux, sur le terrain, à faire face à ces réalités, à refuser de céder et à continuer d’agir pour protéger nos habitants. »