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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 03.10.2022 - abdel-samari - 3 min  - vu 406 fois

L'INTERVIEW Benoît Roig, président de l'université de Nîmes : "La santé des étudiants est au coeur de mes préoccupations"

Benoît Roig, président de l'université de Nîmes Photo AS/Objectif Gard

L'université de Nîmes a ouvert ses portes il y a quelques jours aux étudiants nîmois à l'occasion de la rentrée. Benoît Roig, son président, fait le point sur les nouveautés et donne le cap des prochains mois. Interview.

Objectif Gard : Sous quel signe l'université de Nîmes a-t-elle fait sa rentrée ?

Benoît Roig : C'est le retour à la vie étudiante, à l'université après l'épisode du covid. Une rentrée dynamique avec une dimension positive de l'établissement. Nous n'avons jamais eu autant de demandes d'intégration que cette année, de recours gracieux sur les filières proposées. On a volontairement limité parce que je veux assurer l'encadrement et favoriser la qualité dans de bonnes conditions, à la fois pour les étudiants mais aussi pour le personnel. On ne peut pas tout faire, c'est un crève-coeur mais la qualité est préservée.

L'université de Nîmes bénéficie d'une image très positive, notamment celle d'un établissement à taille humaine. Vous y tenez si l'on comprend bien ?

Exactement. Dans cet ère post-covid, les étudiants ont plus que jamais besoin d'être pris par la main. Je veux donc absolument mettre le paquet sur l'accompagnement, le développement des projets des étudiants. Et les inclure aussi dans les projets de l'établissement. La santé des étudiants est aussi au coeur de mes préoccupations. Nous avons bien travaillé en ce sens sur la pédagogie autour de la nutrition, la prévention ophtalmologique et, dans quelques jours, je peux vous annoncer que nous allons aller plus loin avec la mise à disposition de distributeurs gratuits de produits de premières nécessités hygiéniques. Les étudiants, avec leur carte personnel, pourront y accéder deux fois par semaine...

Sur le volet apprentissage, vous souhaitez aussi que les étudiants puissent sortir de l'université à la rencontre des entreprises...

Si l'université existe, c'est grâce aux étudiants. Je veux qu'ils puissent réussir parfaitement leur apprentissage. Cela passe aussi par la réflexion sur les métiers de demain. Il faut donc pousser les portes des entreprises pour comprendre les besoins et proposer des formations adaptées. Nous misons beaucoup sur une forte dynamique partenariale fondée sur des objectifs clairs. Moi, je souhaite dans cette université favoriser deux principes. Faire en sorte que les étudiants les plus brillants ne partent pas ailleurs et se forment ici pour intégrer les entreprises locales. Et que les étudiants les plus en difficultés bénéficient d'un accompagnement optimal pour ne pas créer chez eux ce sentiment d'échec qui les pousserait à tout arrêter par manque de confiance.

Les travaux se poursuivent aussi sur plusieurs sites appartenant à l'établissement supérieur...

Sur Hoche 3, le laboratoire de recherche et deux amphithéâtres seront prêts à la rentrée 2023. La deuxième tranche, nous espérons terminer les études techniques rapidement et lancer les travaux d'ici la fin de l'année. Ici, à Vauban, amphithéâtre 5 que nous avons transformé en auditorium exceptionnel avec 600 places et des équipements de nouvelles générations devrait ouvrir si tout va bien après les vacances de la Toussaint. Parallèlement, nous avons lancé les travaux pour un nouvel espace de remise en forme et un autre lieu dédié à la vie étudiante. Un lieu central pour s'informer, valoriser la création, etc.

Êtes-vous inquiet par la crise énergétique annoncée. Avez-vous le risque d'une explosion des factures ?

Après la crise covid, grâce au fond européen du plan de relance, nous avons pu faire des travaux de rénovation énergétique pertinent. Nous avons changé 1 000 points lumineux en led, basse consommation. Dans les plus gros bâtiment, les menuiseries ont été changées et les services de chauffage et climatisation adaptés pour offrir un mix énergétique efficace favorisant des économies. Nous avons donc anticipé, ce qui me permet ce matin de vous répondre sans trop d'inquiétudes.

Propos recueillis par Abdel Samari

Abdel Samari

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