Une cérémonie en hommage à Françoise Arnal, fondatrice de l'association les Nîmois'es, créée en août 2019 avec pour objectif de réaliser les rêves des enfants gravement malades ou en situation de handicap. Avant de créer l'association, Françoise Arnal a longtemps travaillé dans le milieu hospitalier, côtoyant de nombreux enfants malades. Elle a également présidé pendant quinze ans l'association Rêve Gard, poursuivant la même mission aux côtés d'autres bénévoles. Un engagement dans le bénévolat qui remonte à 1981. En quelques années, les Nîmois'es se sont imposées dans le paysage solidaire nîmois, portées par une équipe de bénévoles que Françoise Arnal a tenu à remercier dans son discours, saluant également tous les enfants qui ont pu bénéficier de son aide.
Les actions menées par l'association sont nombreuses : descente en rappel au CHU de Nîmes par des super-héros pour les enfants hospitalisés, séjour à Disneyland Paris pour le petit Arthur atteint d'une malformation aux oreilles, sortie en famille au parc Dinopédia pour le jeune Tcha Ying, 14 ans, souffrant d'autisme et évoluant en fauteuil roulant, ou encore une excursion annuelle organisée pour la vingtaine de jeunes accueillis à la Maison d'enfants Lumière et Joie. Sans oublier Lise, 7 ans, en attente d'une greffe de cœur, à qui l'association a offert une rencontre avec la Belle au bois dormant dans le service cardiologie de l'hôpital de la Timone à Marseille.
Dernière action en date, un partenariat avec l'école Pigier de Nîmes a permis de récolter 1 300 euros au profit de Gaby, une petite fille de deux ans souffrant d'une maladie génétique rare, actuellement hospitalisée. Grâce à cette collecte, l'enfant et sa famille pourront se rendre à Disneyland Paris.
“Rien ne se fait seul, et cette récompense est avant tout collective"
Dans son discours, Françoise Arnal a livré des mots remplis d’émotions. “Le bénévolat est souvent la mise en pratique des valeurs reçues, on ne naît pas bénévole, on le devient, parce qu'on a vu un jour une main tendue. Cette main tendue, c'est celle des enfants, pour mon plus grand bonheur.” Une vocation transmise, aussi, puisqu'elle a rendu un hommage appuyé à sa petite-fille Diane, conseillère municipale des jeunes depuis trois ans dans sa commune. “Je suis infiniment fière de toi.” Avant de conclure sur une note collective : “Rien ne se fait seul, et cette récompense est avant tout collective. Cette année de ma vie, je la dédie à tous les enfants.”
La médaille de la ville vient couronner plusieurs années d'un engagement au service des enfants malades et dans le besoin. Avec comme note finale : “Cette reconnaissance, Jean-Paul, me va droit au cœur.”