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Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 30.09.2022 - anthony-maurin - 4 min  - vu 733 fois

NÎMES Le Centre de protection infantile de La Croix-Rouge a 100 ans !

Les personnels et les partenaires (Photo Anthony Maurin).

Habillées comme en 1922, certaines bonnes âmes mettaient dans l'ambiance les participants à ce centenaire (Photo Anthony Maurin).

Ça y est, le Centre de protection infantile de Montaury a soufflé ses cent bougies. De l'arrière-grand-mère de Georgina Dufoix à 2022, un siècle d'histoire a permis d'aider une enfance isolée, mise de côté, abandonnée par la société. Bienvenue sur la colline aux enfants !

Comme en témoignent les remparts gallo-romains qui le traversent, le site du CPI Montaury était déjà très investi par l'Homme il y a près de deux millénaires. Mais c'est il y a un siècle qu'a commencé son histoire centrée sur l'enfant avec la Croix-Rouge française. En 1922, Suzanne Nègre, arrière-grand-mère de Georgina Dufoix (qui devint ministre auprès de François Mitterrand et présidente de la Croix-Rouge française de 1989 à 1992, NDLR), fit l'acquisition d'une propriété qu'elle destinait à des enfants atteints de tuberculose.

En 1967, le centre élargissait ses missions dans le domaine social en devenant aussi une pouponnière pour de jeunes enfants sans foyer. Dans les années 80, l'établissement se consacrera aux enfants ayant besoin de soins psychiatriques ainsi que dans le domaine du polyhandicap et du handicap rare.

Depuis, à la fois hôpital, école, et lieu de vie, le site ne cesse de se réinventer et de répondre aux besoins du territoire pour les enfants en situation de polyhandicap ou nécessitant des soins psychiatriques. Aussi, le centenaire du CPI Montaury est l'occasion de se rendre compte, à partir d'un même site, de l'évolution de la société et de son action à l'égard du handicap de l'enfant. Mais c'est aussi l'occasion de s'engager sur l'avenir au niveau de l'établissement et de la Croix-Rouge française, et avec tous les acteurs qui interviennent ou interviendront dans l'avenir de ces enfants.

Aujourd'hui, le CPI Montaury, c'est un pôle composé de deux structures aux missions complémentaires et fréquentées chaque année par plus de 400 enfants venant d'un vaste territoire (Gard et villes limitrophes). Le CPI est composé d'un établissement sanitaire de pédopsychiatrie qui propose différentes prestations permettant d'intervenir sur les troubles du neuro-développement et en particulier dans le spectre de l'autisme avec des consultations médico-psychologiques (CMPEA), un hôpital de jour pour enfants (3-12 ans), et un service d'accueil familial spécialisé.

Au sein du site existe aussi un établissement médico-social pour enfants et adolescents polyhandicapés (EEAP) accompagnant des jeunes de 3 à 20 ans aux besoins importants en terme d'autonomie et nécessitant des accompagnements personnalisés. L'EEAP, c'est en un même lieu une école, un lieu de soins (infirmiers, rééducation, psychologique...), mais aussi un espace de vie à la fois joyeux et éducatif pour permettre à chaque enfant de se développer à son rythme par des apprentissages et des découvertes adaptés à son handicap. Au-delà de ses besoins en termes d'autonomie et de son état de santé global, deux axes principaux guident les objectifs personnalisés fixés chaque année pour les 90 enfants accueillis par l'EEAP du CPI Montaury.

Premier axe, le principe de l'inclusion, entre pairs, par un accompagnement collectif, mais aussi pour s'inscrire dans la société comme pour toute personne évoluant dans un milieu plus ordinaire. Deuxième partie des enjeux, la nécessité de mettre en place ou de développer pour chacun des modes de communication alternatifs et augmentés.

Si la mission de ses deux structures diffère, le CPI Montaury a pour point commun un rôle crucial dans le développement des enfants aux besoins complexes, mais aussi dans le soutien à leur famille. Pour les accompagner, plus de 130 professionnels et 20 métiers, principalement du domaine du soin ou socio-éducatifs se relaient et se coordonnent dans un formidable travail d'équipe : médecins, infirmiers, kinésithérapeute, psychomotricien orthophoniste, ergothérapeute, éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, aide-soignant, accompagnant éducatif et social, assistante sociale, professeurs des écoles, mais aussi les travailleurs de l'ombre, techniques et administratifs, leur assurant chaque jour un cadre de vie sain, confortable et stimulant.

La directrice, Fanny Salles (Photo Anthony Maurin).

Le site est loin de faire son âge. Totalement rénové au cours des années 2010, il est à la fois moderne et adapté au handicap. Près de 5 000 m² de locaux avec des espaces pensés pour les enfants, du matériel spécialisé (tables à hauteur variable, plafonds équipés de rail permettant de déplacer les enfants en fauteuil roulant dans le plus grand confort...), mais aussi des salles d'activités, de soins et de jeux ludiques et variés. Oui, mur d'escalade, baignoires de balnéothérapie, salle snoezelen dédiée à la stimulation sensorielle, cuisine pédagogique, salle d'art thérapie, instruments de musiques spécialisés, ou encore, pour les moments festifs, une grande salle polyvalente permettant à la fois des séances de sport adapté, des "booms" ou des projections cinéma sont de mise.

Sur la nouvelle aire de jeu (Photo Anthony Maurin).

Le CPI Montaury, aux côtés des parents, veille à ce que chaque enfant puisse vivre pleinement sa vie d'enfant, au-delà du handicap ou des difficultés qu'il rencontre. Chaque action est donc guidée par le jeu et dans le respect du rythme de l'enfant.

(Photo Anthony Maurin).

Jusqu'il y a peu, l'établissement avait pourtant des difficultés à répondre à certaines attentes de ses petits protégés : sur un terrain certes vaste mais avec un fort dénivelé, il était difficile de permettre aux enfants de jouer en extérieur, et de créer des liens avec d'autres enfants dans un environnement sécurisé et adapté. C'est désormais chose faite : depuis quelques semaines l'établissement a pu créer, avec le soutien de nombreux partenaires, une aire de jeux extérieurs de 840 m².

(Photo Anthony Maurin).

Au "Parc-en-ciel", les enfants, en fauteuil roulant ou non, pourront profiter des nombreux jeux mis à leur disposition : carrousel, trampoline, balançoires, espace mini-foot ou château fort, le lieu est pensé pour être 100% inclusif au cœur du site, du quartier et de la ville. Le projet sera complété prochainement par un espace jeux d'eau afin de développer l'aspect ludique et les découvertes sensorielles sur le thème de l'eau, lors des chaleurs estivales.

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

Comme en 1922, une chambre de soin (Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

Fanny Salles (Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

Georgina Dufoix (Photo Anthony Maurin).

Françoise Laurent-Perrigot, présidente du conseil départemental du Gard (Photo Anthony Maurin).

Société dont le siège social est nîmois, Hags a réalisé cette aire de jeux mais nous y reviendrons dans un prochain article (Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

Sous les yeux de ses arrière-grands-parents, Madame l'ex-ministre se remémore son enfance et la fait partager à sa famille !(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

(Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

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