Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 775 fois

AU PALAIS Viol sur un nourrisson : il se filme pénétrant un bébé

Les débats se tiennent devant la cour criminelle du Gard, composée de cinq magistrats professionnels.

- R.M.

Accusé d’avoir violé une fillette d’une vingtaine de mois, Sofian est installé dans le box de la Cour criminelle du Gard, face aux parents de la victime. Il risque 20 ans de réclusion criminelle.

Ce jeudi 19 février s’ouvre le procès de Sofian, accusé d’avoir violé un nourrisson d’un peu plus de 20 mois, entre le 5 mai et le 19 juillet 2021. L’affaire a été découverte lors d'une enquête concernant un autre dossier, cette fois pour des faits de proxénétisme sur mineur de moins de 15 ans. Des faits pour lesquels il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement, le 28 septembre 2023, par le tribunal correctionnel de Nîmes. Une fouille de son téléphone, diligentée par le parquet, a permis de mettre la lumière sur ces viols ignobles. Y ont été trouvé des vidéos et des captures d’écran mettant Sofian en scène, lors d’actes sexuels imposés à une très jeune enfant.

C’est notamment un épisode dans lequel il se serait retrouvé avec la fillette, après avoir demandé à ses parents d’aller surveiller sa compagne, qu’il accusé d’avoir des relations extraconjugales et de se prostituer. Malgré cet échange de procédés étrange, les parents de la petite fille évoquent ne pas avoir eu connaissance que Sofian comptait avoir des relations sexuelles avec leur bébé. Des parents qui ont d’abord été mis en examen pour complicité de viol. Ils ont ensuite bénéficié d’un non-lieu. Lors de ses auditions, Sofian évoque avoir cédé à « une pulsion », étant sous l’emprise de stupéfiants, notamment de cocaïne et de crack. « S’il n’avait pas eu de drogues, je n’aurai jamais fait ça », aurait confié l’accusé à la psychologue chargée de son expertise, lors d’un entretien en juillet 2023.

Plusieurs heures de calvaire

L’enfant aurait notamment été confiée à son prétendu bourreau pendant cinq longues heures, durant lesquelles elle aurait subi des sévices sexuels inimaginables. Le bébé aurait été pénétré analement, appâtée par du yaourt ou encore du chocolat pour effectuer des fellations à Sofian et aurait subi plusieurs éjaculations de son bourreau sur le corps. Examinée après les faits, aucune lésion traumatique n’a été constatée sur le corps de la fillette. Des faits relatés par Christian Pasta, président de la cour, à l’ouverture de l’audience criminelle. Soumis à des hallucinations auditives depuis l’âge de 6 ans, Sofian serait également addict aux stupéfiants depuis son adolescence. « Les hallucinations sont centrales dans ces comportements agressifs », souligne la psychologue intervenant à la barre. « L’infraction est surtout en lien avec ses troubles pédophiliques », ajoute le psychiatre responsable de l’expertise de Sofian, faisant également état d’un « risque de récidive élevé ». Interrogé sur la signification des vidéos faites par le prévenu, le psychiatre réponds : « le fait de filmer et les paroles grossières augmentent l’excitation sexuelle ».

La journée de ce jeudi est consacrée à l’examen des faits et l’audition des différents témoins et des deux parents de la fillette, née en juillet 2019 et aujourd’hui âgée de 6 ans. Au cours des débats, Charlotte Cerna va représenter le ministère public en tant qu’avocat général. Sofian va être défendu par Maître Mathieu Montfort, venu du barreau de Montpellier, face aux parents de la fillette. Le procès, prévu sur deux jours, prendra fin vendredi 20 février. L’accusé risque 20 ans de réclusion criminelle.

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