Que l'on soit dans la sécurité, le transport et la logistique, ou la gestion administration vente, chaque élève suit un programme riche et ludique sur une semaine déterminée à l'avance. Pour conclure en beauté cette série, c'est cette dernière qui est mise à l'honneur jusqu'à vendredi.
"On met en place différents ateliers spécialement pour nos élèves. Les secondes déjà pour qu'ils choisissent au mieux leur orientation future, et nos élèves de terminale pour les aider dans leurs décisions post-Bac, en raison de l'ouverture de Parcoursup", explique Marine Pin, professeure d'économie-gestion spécialisée dans le commerce et la vente depuis une dizaine d'années.
Pour cela, des ateliers pratiques mais amusants sont organisés, en lien avec leur futur métier. Des professionnels, anciens élèves et professeurs de BTS se déplacent spécialement pour leur montrer un large panel de compétences, ce qui a pour résultat de ravir l'ensemble des jeunes lycéens. Face Gard, Purple Campus, MFR de Marguerittes, Sud Formation Conseil ou encore l'IFAG, ils sont nombreux à se mobiliser cette année.
Souplesse
L'important, c'est de réussir à trouver à l'année, un mi-chemin entre apprentissage et pédagogie, pour ne laisser personne sur le bord de la route. Les professeurs se creusent les méninges pour enseigner autrement, loin de l'époque traditionnelle que certains ont pu connaître. "Mes collègues et moi mettons en place des projets plus concrets pour les responsabiliser et les faire travailler en autonomie, afin de leur montrer les difficultés auxquelles on peut se heurter quand on met en place des projets", justifie Marine Pin.
Exemple : la création d'une boutique éphémère au sein de l'établissement, la collaboration avec le FabLab de Nîmes, les nombreux échanges de bons procédés entre l'établissement et une école de Madagascar et une autre en Polynésie française ou encore la photo de classe. "Travailler autrement va permettre à l'élève d'avoir une expérience à retranscrire sur son CV, et d'avoir des codes théoriques et professionnels", ajoute la professeure.
L'éloquence en fer de lance
Les lycéens de Gaston-Darboux se sont montrés particulièrement passionnés par la programmation liée à l'éloquence et l'art oratoire, qui a vu défiler plusieurs spécialistes en la matière. Avec Mélissa Aabaïd à la baguette et intervenante sur la matinée, les jeunes ont pu se confronter à des situations différentes de leur quotidien, laissant transparaitre quelques talents insoupçonnés pour certains. Et même si ce n'est pas une mince affaire, que de s'exercer devant les copains, ceux qui s'y sont tentés ont réussi avec brio.
Farid Abara (comédien), Sofia Labiki (étudiante en droit), Daniel Richard (intervenant à Nîmes Université et référent de l'art oratoire), Lili-Rose Gandossi (étudiante en droit), Mathilde Heyral (fondatrice de MHEvent) et Enzo Korrich (lauréat de plusieurs concours d'éloquence) ont su conquérir les cœurs des lycéens.
"J'ai dit aux lycéens qu’il ne faut pas hésiter à changer de voie quand on en a envie ou quand on se trompe, qu’échouer n’est pas un échec si on se relève et qu’en ce sens ça en devient de l’apprentissage qu’on met en œuvre dans les projets suivants. Je leur ai transmis un message d’espoir : si vous voulez faire, faites. N’écoutez que vous. Car si quelqu’un d’autre savait mieux faire que vous, il l’aurait fait", évoque Mathilde Heyral. "J’ai parlé aussi des défis rencontrés en tant que cheffe d’entreprise au féminin, de trouver sa place, son leadership en tant que femme et de savoir s’imposer. Je leur ai aussi délivré des recommandations pour présenter un CV, passer un appel téléphonique pour trouver un emploi ou un stage et les critères en entretien d’embauche. J’ai aussi rapidement expliqué la différence entre privé, public, comment se déroule le travail en entreprise, et les rôles qu’on endosse en tant que chef d’entreprise", ajoute-t-elle.
"J'ai accepté de venir ce mercredi matin parce que j'adore transmettre avec un côté pédagogue. Ils sont assez grands et apprennent vite à leur âge. Je viens aussi d'un établissement défavorisé et à leur âge j'aurais bien aimé avoir des intervenants et des représentants de l'éloquence", raconte Lili-Rose Gandossi, ravie que les jeunes se soient prêtés au jeu. "Ils ont vraiment pu participer à l'éloquence et prendre la parole. C'est super qu'ils aient pu se libérer, quand on est jeune on n'a pas toujours la possibilité de le faire. Ils étaient captivés", continue-t-elle. Un moment bénéfique pour tous !