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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 25.05.2021 - abdel-samari - 3 min  - vu 8128 fois

NÎMES OLYMPIQUE Michel Parmentier, potentiel investisseur : "J'ai une idée très précise de ce que je veux faire"

Michel Parmentier [Photo via MaxPPP] - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Michel Parmentier, le futur repreneur du Nîmes Olympique ? (photo Maxppp)

Exclusif. L'homme d'affaires parisien Michel Parmentier s'est positionné pour reprendre le Nîmes Olympique. Propriétaire d'une grosse vingtaine de franchises de McDonald's en Île-de-France, son profil aurait les faveurs de la Ville de Nîmes. Il a accepté de s'exprimer pour la toute première fois sur Objectif Gard.

Objectif Gard : Quel est votre projet pour Nîmes Olympique ?

Michel Parmentier : Il est encore trop tôt pour vous donner des éléments précis sur mon projet d'autant que j'ai le sentiment qu'à l'heure actuelle, on est dans un poker menteur. Moi, je ne joue pas au poker et je ne suis pas un menteur donc je patiente. Mais j'ai une idée très précise de ce que je veux faire au Nîmes Olympique et la formation sera au centre du projet. Quand je regarde le club de rugby de La Rochelle, voici un bel exemple de ce qu'il faut faire...

Qu'est-ce qui vous plaît dans ce club ?

La ferveur des supporters. 10 000 personnes qui sont actives en toute circonstance, ce n'est pas le cas partout. C'est un véritable atout et faut le valoriser. Et la légende de ce club, tout le monde vous citera Kader Firoud mais je pense qu'il y a de nombreux joueurs qui ont permis au Nîmes Olympique d'être aimé pas uniquement dans le Gard.

Avez-vous échangé avec Rani Assaf ?

Pas encore car je ne sais pas exactement les intentions du président actuel. Il a dit à plusieurs reprises qu'il voulait céder le club pour 1 euro mais j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, il n'est plus tout à fait dans cet état d'esprit. Après, sur la cession du club, je pense que l'on peut favorablement négocier et trouver un terrain d'entente pour sortir Nîmes Olympique de cette crise et lui donner les moyens de poursuivre.

Vous avez pris contact avec la ville de Nîmes et d'autres acteurs du territoire ?

Oui bien sûr depuis plusieurs semaines. Je connais pas mal de monde ici. J'ai des attaches familiales à Avignon et une maison en Cévennes, donc la région m'est familière.

Au-delà de l'aspect sportif, il y a aussi un grand projet autour du stade des Costières. Serez-vous intéressé pour poursuivre ?

Je ne serai pas partie prenante dans un tel projet.

La situation économique du Nîmes Olympique est délicate cette fin de saison avec une perte importante et une descente en Ligue 2. L'argent il faudra en mettre...

Le football ce n'est pas que de l'argent. Si on veut ne raisonner que par l'argent, il y a 30 clubs dans le monde qui ont plus de 500 millions d'euros de budget. On ne joue pas dans la même cour. Ensuite, il y a des clubs avec des budgets de 30 à 50 millions d'euros qui vivent des droits TV. Et enfin, il y a des clubs locaux comme Nîmes Olympique qui ont un fort ancrage, qui attirent beaucoup de sympathie et qui ont de réelles perspectives en mettant les jeunes et la formation au coeur de leur projet.

À vous entendre, le centre de formation sera la pierre angulaire de votre projet ?

Comment ne pas tenir compte de la formation ? Cela concerne l'équipe réserve, les pros et tout ce qu'il y a autour. Il y a beaucoup de choses à faire. Un club sans centre de formation, cela n'existe pas. Je ne comprends donc pas bien les intérêts de M. Assaf quand il dit que la formation coûte cher. C'est l'essentiel d'un club de sport, c'est même vital. Et j'ai des idées pour cela que je présenterai si nous arrivons à aller au bout de ce rachat.

Propos recueillis par Abdel Samari (avec Norman Jardin)

Abdel Samari

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