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Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 29.03.2022 - coralie-mollaret - 3 min  - vu 2073 fois

NÎMES Présidentielle : 1 200 personnes pour le meeting de Valérie Pécresse

Valérie Pecresse meeting Nîmes (Photo Yannick Pons) - Yannick Pons

La candidate Les Républicains, Valérie Pecresse, en meeting Nîmes (Photo : Yannick Pons) • Yannick Pons

À 24 jours du premier tour de la Présidentielle, la candidate Les Républicains Valérie Pécresse a décliné son programme électoral. 

« Je suis la candidature du faire contre le candidat du déni, le candidat caméléon, le candidat contrefaçon ! » C’est le message martelé, hier soir à Nîmes, par Valérie Pécresse. La candidate Les Républicains s’est exprimée devant un parterre de 1 200 militants (selon les organisateurs), réunis au parnasse. Le candidat « caméléon », c’est Emmanuel Macron, Président sortant et candidat à un second mandat. Créditée d’environ 10,5% selon une enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match-LCI-Sud Radio, la candidate de la Droite républicaine est en baisse. La dynamique qui, après le congrès Les Républicains avait entrouvert la porte du second tour, n’est plus. 

Valérie Pecresse entouré par Christophe Rivenq (à gauche) et Julien Plantier (Photo Yannick Pons) • Yannick Pons

À Nîmes, Valérie Pécresse avait pour mission de « remotiver » les militants, comme l’espérait l’adjoint nîmois Richard Tibérino. « Il nous reste 24 jours pour porter haut nos couleurs et nos convictions ! Valérie, tu peux compter sur un réseau de plusieurs milliers d’élus locaux », lance Julien Plantier, premier adjoint nîmois et surtout, premier soutien de la région Île-de-France. Avant de décliner son programme, la candidate a bien tenté de chauffer la salle : « La politique est une arène et, à Nîmes, il y a les plus belles arènes ! » Ou encore, « tous les chemins mènent à Nîmes ! » Pas sûr que ces punchlines auront convaincu… 

Macron-Pécresse : un programme qui se ressemble

Si les électeurs ont compris que Valérie Pécresse n’était pas une grande oratrice, la candidate aura eu le mérite de décliner clairement son programme. Problème : le programme d’Emmanuel Macron - dévoilé dans l’après-midi à Aubervilliers - présente quelques similitudes avec le sien. De quoi perturber un peu plus les électeurs qui ont du mal à différencier les deux candidats. Parmi les mesures communes, on retrouve le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, de la baisse des droits de succession et le RSA versé en contrepartie quelques heures d’activité professionnelle. « Préférez toujours l’original à la copie !, rétorque Valérie Pécresse. Qui peut encore croire Emmanuel Macron ? Il dit et promet des choses qu’il n’a pas fait ! » 

Les Jeunes républicains ont joué les chauffeurs de salle (Photo Yannick Pons) • Yannick Pons

Soucieuse de se démarquer, l’ancienne ministre du Budget s’est présentée comme « la seule candidate qui a le courage de dire qu’il va falloir dépenser moins et mieux ! En 10 ans, nous avons 1 000 milliards d’euros de dette en plus ! Nous, nous sommes le parti de la transmission. Nous n’allons pas laisser une dette abyssale à nos enfants. » Et d’enchaîner avec sa promesse de « supprimer 200 000 postes de fonctionnaire dans l’administration et d’en créer 50 000 dans des secteurs au service de la population ». Valérie Pécresse, qui a un peu de mémoire, a terminé sur ce point en rappelant : « En 2007, un candidat béarnais (François Bayrou, NDLR) a fait campagne en disant que la dette était trop importante. Aujourd’hui, il soutient Emmanuel Macron ! » 

Valérie Pécresse dénonce les « accords de libre échange »

La crise sanitaire et la guerre en Ukraine ont mis en avant la nécessité « de retrouver une souveraineté », souligne Valérie Pécresse. Sur le nucléaire, la candidate promet de « sortir de notre dépendance au gaz et pétrole russe. Emmanuel Macron a commis une faute en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim. Nous, nous allons investir dans le nucléaire en reconstruisant six réacteurs et aider nos agriculteurs à faire du biocarburant, à produire de l’énergie solaire ». Concernant le monde agricole, Valérie Pécresse entend « mettre fin au scandale des accords de libre échange. Nous mangeons des produits qui viennent d’ailleurs et ne respectent pas les normes environnementales. La France a été condamnée pour ne pas avoir respecté ses engagements climatiques. » 

Valérie Pecresse (Photo Yannick Pons) • Yannick Pons

Question pouvoir d’achat, la candidate a rappelé sa promesse de baisser les charges salariales sur les salaires mais aussi « de défiscaliser la pension alimentaire des familles monoparentales », et de permettre aux enfants handicapées « de toucher la pension de leur parent après leur décès ». Si Emmanuel Macron est l’adversaire principal de Valérie Pécresse, la droite républicaine doit aussi en découdre avec l’extrême-Droite et notamment Éric Zemmour qui lui pique des voix : « J’ai débattu avec lui et j’ai démonté son projet ! » Seul regret de ce meeting, la présidente de la Région Île-de-France n’aura pas réellement parlé d’elle. Elle n’aura pas fendu l’armure pour créer un lien avec les Nîmois comme l’impose l’élection présidentielle. Si la candidate a réussi son exercice, il en faudra sans doute plus pour passer au niveau supérieur. C’est-à-dire l’Élysée. 

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com

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