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Publié il y a 11 mois - Mise à jour le 03.01.2022 - elodie-boschet - 2 min  - vu 3285 fois

SAUVE Fermeture d’une filière de la MFR : les élèves en larmes

Mobilisation le lundi 3 janvier devant la MFR de Sauve. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Ce lundi 3 janvier, un rassemblement était organisé devant la Maison familiale et rurale (MFR) de Sauve à la suite de l’annonce brutale, le 30 décembre, de fermer la section Bac Pro Services aux personnes et aux territoires (Sapat).

En partant en vacances de Noël, les 65 élèves de cette filière n’avaient pas imaginé revenir dans de telles conditions, quinze jours plus tard. Entre temps, la fédération régionale des MFR Occitanie a pris la décision de fermer cette section, dans un contexte de difficulté financière et tandis qu’un changement de gouvernance avait été opéré en octobre dernier (relire ici). Alors, en ce jour de rentrée, une mobilisation était organisée en présence des formateurs, élèves et élus du territoire.

Mobilisation ce lundi 3 janvier devant la MFR de Sauve. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

« Depuis notre élection, nous avons œuvré pour empêcher la fermeture préméditée de l’établissement, assure Michel Chiarelli, président de la MFR. Un travail de titan a été réalisé. Un expert financier a été missionné pour réaliser un audit et la situation financière s’est améliorée. Nous sommes intervenus dans l’objectif clair de sauver cette maison et à aucun moment la fédération ne nous a soutenus. » Plusieurs enseignants ont pris la parole tour à tour pour exprimer leur incompréhension et rappeler les missions et la pédagogie des Maisons familiales et rurales.

Mobilisation ce lundi 3 janvier devant la MFR de Sauve. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Mais c’est quand les élèves ont exprimé leurs ressentis que l’émotion était la plus palpable. Pour ces jeunes filles en section Sapat, il est inconcevable que leur section s’arrête ici et maintenant. « La MFR m’a sauvé la vie après une dépression, elle m’a donné une nouvelle chance en me proposant un apprentissage ici », témoigne l’une d’elle avant de fondre en larmes. Ses camarades salueront également la disponibilité de leurs formateurs : « L’accompagnement est sans jugement. Il nous permet de reprendre confiance en nous et de gérer nos émotions. Je ne me vois pas finir mon année sans nos enseignants. » Une autre se dit « dégoûtée » par la situation : « Nous sommes traitées comme des objets. Nous ne lâcherons rien pour notre avenir. Ma MFR, c’est ma bonne étoile. » Et ces jeunes souhaitent plus que tout qu’elle continue de briller dans le paysage cévenol.

Élodie Boschet

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