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Publié il y a 5 mois - Mise à jour le 29.06.2022 - francois-desmeures - 2 min  - vu 556 fois

SAUVE MFR Porte des Cévennes : les syndicats demandent des comptes à l'Union nationale

Les locaux de la MFR de Sauve (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Mercredi 8 juin, un rassemblement de soutien avait lieu devant la MFR Porte des Cévennes au domaine de Fonsanges, à Sauve (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Mis au courant des difficultés que connaît la MFR Porte des Cévennes de Sauve - qui perdra bientôt ce statut (relire ici et ici) - les trois représentants syndicaux, élus à l'Union nationale des Maisons familiales rurales (MFR), ont écrit à leur président, expliquant qu'ils sont "choqués" et lui demandant d'assumer personnellement l'exclusion de la MFR de Sauve du réseau. 

Si les 250 salariés des MFR d'Occitanie ont reçu un courrier rédigé à Sauve les informant de la situation, aucun n'a réagi ni donné suite. Au niveau national, en revanche, quelques remous se font sentir. Michel Vaucelle, Philippe Bascoul et Fabrice Chevaucherie - respectivement représentants de la CFE-CGC, de FO et de la CFDT - ont ainsi pris la plume pour livrer au président de l'Union nationale des MFR, Roland Grimault, leur sentiment sur le cas sauvain. Notamment pour ce qui relève de leur domaine, les salariés.

"Nous avons été informés des courriers. [...] visant à discréditer l’équipe pédagogique de la MFR auprès des jeunes, des stagiaires et apprentis, malgré l’inspection favorable menée par la tutelle, écrivent les trois signataires. Nous avons également été informés d’autres agissements visant le discrédit de l’équipe salariée auprès d’entreprises partenaires ainsi qu’auprès du certificateur Qualiopi."

"Les conséquences sociales devront être examinées au regard de votre responsabilité"

"Nous sommes profondément choqués de ces méthodes ainsi que du peu de cas qui est fait du sort des salariés de la MFR. Ils risquent d’être les victimes, avec les jeunes et les familles, d’une décision politique brutale, incompréhensible au regard des finalités des MFR, et dont nous pouvons raisonnablement douter du bien-fondé de ses motivations. [...] Nous vous avons déjà exprimé l’attention que nous portons à ce dossier qui crée un précédent dont les conséquences sociales devront être examinées au regard de votre responsabilité dans la décision prise contre l’association. Nous vous demandons donc d’assumer l’entièreté de cette responsabilité envers les salariés de l’association si la continuité d’activité venait à être menacée."

"Chaque organisation MFR correspond à une association, témoigne une salariée de la MFR de Sauve. Chaque maison étant aussi autonome, il est compliqué de s'organiser." Raison pour laquelle les syndicalistes demandent à leur président d'assumer pleinement la responsabilité de cette exclusion, mettant ainsi en exergue la contradiction entre une décision totalement verticale et une incapacité, pour les salariés de la structure, de se retourner contre celui qui impose cette sanction. "Nous estimons, écrivent encore les trois syndicalistes, que cette décision crée un dangereux précédent pour l’ensemble des MFR, aussi nous porterons en CPPNI (commission paritaire et permanente de négociation et d'interprétation, NDLR) une demande de clarification sur les éléments qui ont conduit à cette situation."

En attendant, à Sauve, le président Michel Chiarelli, appuyé par l'ensemble des parents et formateurs, continue de chercher un nouvel agrément pour poursuivre le bac professionnel Sapat (service aux personnes et aux territoires), et pouvoir donner une réponse positive aux 17 élèves de seconde déjà inscrits et une fin de formation aux élèves de première et terminale. L'agrément MFR sera officiellement perdu le 6 juillet.

François Desmeures

francois.desmeures@objectifgard.com

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