Trois prévenus ont été présentés devant le tribunal correctionnel de Nîmes, ce mercredi 4 février 2026. Deux d’entre-deux comparaissent pour avoir détenu, transporté, offert et cédé de la cocaïne. La troisième prévenue, comparaissant libre, au grand damne du ministère public, a hébergé ce trafic, en accueillant chez elle produits et matériel de conditionnement. À l’occasion d’une perquisition menée chez elle, de la cocaïne, des étuis, mais aussi une balance et un millier de sachets de conditionnement ont été retrouvés par les forces de l'ordre. Le tout, au vu et au su de ses deux filles, l'une au collège et l'autre au lycée. « Vos filles auraient pu être placées », lance Anne-Carine David, présidente à l'audience.
Le plus loufoque, c’est la défense des deux prévenus incarcérés. L’un d’eux, prénommé Christophe, explique être salarié de la SNCF. Suite à un accident de travail, il serait « tombé dans la drogue ». De fil en aiguille, il serait ensuite passé de consommateur à trafiquant. Une activité qu’il dit exercer pour « rendre service à mes amis ». Il évoque notamment avoir régulièrement vendu de la cocaïne à une « amie », directement chez elle, la jeune femme ne pouvant pas faire garder sa petite fille pour aller se procurer des stupéfiants. « Je souhaite à bien peu de personne d’être votre ami monsieur », lui lance Jean-Luc Vasserot, procureur de la République. Foued, son compère, lui aussi, explique son comportement par ses difficultés. Mais cette fois, elles ne sont pas médicales, mais financières. Joueur de casino, il a des dettes importantes auprès de créanciers, qu’il n’est pas en mesure de rembourser. D’où son engagement dans le trafic, facilité par l’utilisation du réseau social Snapchat.
« C’est la fable de la pression financière et de l’accident de travail », lance le représentant du ministère public avant de souligner qu’il se trouve « face à trois trafiquants », ni plus ni moins. À l’occasion de ses réquisitions, un souligne la nécessité de « mettre fin à leur envie de vendre la mort ». Le tribunal, les a tous trois déclarés coupables des faits leur étant reprochés. Foued a été condamné à 4 ans d’emprisonnement avec maintien en détention. Christophe, lui, a été condamné à une peine mixte de 3 ans d’emprisonnement, dont une année assortie d’un sursis probatoire avec obligation de travail et de soins. Soumia, elle, a écopé de 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire, assorti des mêmes obligations que Christophe. Les trois prévenus sont également tenus de payer une amende de 5 000 € chacun.