Riposte reste à l'écoute des personnes dans le besoin. L'association bagnolaise œuvre dans trois domaines : le social, la santé et la jeunesse. Au quotidien, des personnes osent faire appel à leurs services, pour rompre l'isolement, pour recréer du lien, et se donner des perspectives. Un constat est fait par Guillaume Marion : "La précarité augmente."
Qui dit protection dit location en lieu sûr. Pour leur venir en aide, des logements leur sont loués : "Nous avons 30 places d'hébergement d'urgence, 10 places d'hébergement pour les femmes victimes de violence, 12 places de pension de famille. Nous avons un agrément pour 13 en sous-location. En 2025, l'IML (l'intermédiation locative, NDLR) est montée à 14 appartements." Dans un local situé place Guy-Coutel, des valeurs humaines transpirent : la transparence, la confidentialité et la proximité.
La santé mentale comme enjeu
Des valeurs qui incitent certains à franchir le cap et à venir à leur rencontre : "Si les gens sont bien accueillis, d'autres personnes vont venir", commente Dominique Pagès, président de l'association, qui veille à mettre tout le monde sur un même pied d'égalité. D'autant que la situation a évolué. Les salariés sont confrontés à des maux variés : "D'année en année, il y a de plus en plus de personnes qui viennent. Un phénomène prend de l'ampleur. Ceux qui viennent sont de plus en plus en difficultés. On se retrouve à aider des personnes, que l'on ne connaissait pas avant, avec des troubles en lien avec la santé mentale. On a des personnes en situation d'addiction, de handicap, en perte d'autonomie. On a quand même un tableau clinique qui s'est fortement alourdi.
Guillaume Marion : Les emmener vers une stabilisation résidentielle
Un mode d'actions a été mis en place pour surpasser les problématiques : "On travaille sur les relais territoriaux", en s'adaptant au profil et à l'histoire tourmentée de chacun : "Peu importe à quel niveau de leur parcours ils se situent, l'idée c'est de leur proposer tout un étage, qui les emmène à une stabilisation résidentielle, à Bagnols-sur-Cèze ou ailleurs." Parmi son champ d'actions, accompagner la jeunesse "en déshérence" est l'une de leurs priorités : "Nous sommes de plus en plus près de la marginalisation. Les situations des jeunes se complexifient, avec des freins à la réinsertion et à l'accompagnement, qui sont multifactoriels."
25 studios en cours de construction
La municipalité leur accorde une subvention de 2 000 euros. Une somme qui pourrait être revue à la baisse ce soir, lors du conseil municipal. Les acteurs de l'association ne préfèrent pas s'en préoccuper. Un projet immobilier, en cours de construction, occupe leur esprit : 25 studios en location. "L'idée, c'est que l'association qui concernait une vingtaine de salariés puisse trouver une unité de lieu, avec à la fois le pôle médico-social, le Caarud l'Oasis, les interventions du pôle social avec l'accueil de jour. Ce sera 25 studios avec deux personnes à temps plein, qui accompagnent à la vie quotidienne, de manière individuelle ou collective", résume Guillaume Marion.
Les services de l'État contribuent à son élaboration. Un partenariat a été effectué avec le Logis Cévenols, porteur de la maîtrise d'œuvres. Ce projet immobilier verra le jour d'ici la fin de l'année 2026. Une étape majeure pour poursuivre leurs missions dans le Gard Rhodanien, tournées vers l'écoute et l'humain.