Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.08.2026  - 2 min  - vu 44 fois

CANICULE Juillet 2026 est le mois le plus chaud et un des plus secs jamais enregistré

Photo d'illustratuon canicule

- - Canva

La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’année, remarquable par sa durée (16 jours) après un premier épisode précoce de fortes chaleurs en mai.

Elle figure parmi les plus longues vagues de chaleur que la France ait connues, après celles de juillet 1983 (23 jours) et juillet 2006 (21 jours). Elle a été un peu plus longue mais moins intense que la vague de chaleur du 17 au 30 juin 2026, historique par son intensité.

Au plus fort de l’épisode, le 12 juillet, 37 départements ont été placés en Vigilance rouge canicule et 46 en Vigilance orange canicule.

La chaleur a été très marquée de jour comme de nuit sur la quasi-totalité du pays du 7 au 15 juillet 2026. Les températures sont ensuite restées particulièrement élevées dans les régions méditerranéennes et le Sud-Ouest du 16 au 19 juillet.

La journée du 12 juillet a été la plus chaude de l’épisode à l’échelle du territoire, avec une valeur de 28,1 °C en moyenne sur 24 h pour l’indicateur thermique des températures. Il avait culminé à 30 °C les 24 et 25 juin.

À l’échelle nationale, les nuits des 13 et 15 juillet 2026 ont été les plus chaudes de cet épisode. Lors de ces deux nuits, il a fait 21,4 °C sur l’Hexagone et la Corse (indicateur thermique des températures minimales). Cette valeur figure parmi les plus chaudes enregistrées, après celles de juin 2026.

À noter qu’une nouvelle vague de chaleur a débuté le mardi 28 juillet. Il s’agit de la 54e vague en France et la 3e de l’année 2026.

Des températures exceptionnellement chaudes

Les températures ne sont jamais descendues sous les normales au cours du mois.

La température en moyenne sur le mois et sur le pays atteint 24,9 °C. Juillet 2026 est ainsi le mois le plus chaud, jamais enregistré en France, devant août 2003 (24,8 °C) et juillet 2006 (24,4 °C).

Comme en juin 2026, l’anomalie thermique sur juillet atteint +3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020. Il s’agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée (+4,0 °C en février 1990).

Quant à l’anomalie des températures maximales, elle s’élève en moyenne sur le pays à +5,2 °C en juillet, équivalente à celle de juin 2026.

Toujours très peu de pluies

Après un déficit pluviométrique de plus 50 % en juin, les pluies ont été à nouveau très faibles au cours du mois de juillet sur la majeure partie du pays, excepté sur Auvergne-Rhône-Alpes où des dégradations orageuses, notamment les 16 et 25 juillet, ont apporté 30 à 50 mm par endroits.

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Noémie Meger

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