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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 12.03.2020 - abdel-samari - 2 min  - vu 15442 fois

CORONAVIRUS Laurent Noé, Dasen du Gard : "Nous préparons un plan de continuité pédagogique pour tous les jeunes"

Laurent Noé Photo: Philippe Gavillet de Peney/Objectif Gard)

Le directeur académique des services de l'Éducation nationale du Gard (Dasen), Laurent Noé explique aux lecteurs d'Objectif Gard comment ses services avec l'académie anticipent le risque de fermeture des écoles dans le département si la propagation du coronavirus s'intensifiait.

Objectif Gard : Où en est la situation de l'enseignement scolaire dans le Gard face au coronavirus ?

Laurent Noé : Pour le moment, nous sommes face à quelques cas isolés. Toutefois, nous participons chaque semaine à des réunions d'organisation et d'anticipation avec l'Académie de Montpellier pour faire face aux risques. Nous préparons ce que l'on appelle un plan de continuité pédagogique à destination de tous les jeunes, quel que soit le niveau, afin que l'apprentissage des savoirs ne s'arrête pas. Mais je le répète, il s'agit de mesure de précaution. Nous avons encore un peu de temps pour savoir si l'épidémie va circuler dans le Gard. Si ce n'est pas le cas, nous aurons anticipé efficacement.

Quelle forme va prendre cette continuité pédagogique ?

Il y a différentes procédures. D'abord, nous prévoyons la mise à disposition de ressources par Internet. Avec le  CNED (Centre national d'enseignement à distance) nous envisageons le déploiement du dispositif "Ma classe à la maison", une plateforme de continuité pédagogique et de classes virtuelles au service des élèves dont les établissements scolaires sont fermés, de la grande section à la terminale. Ce sont des capsules de cours en vidéo. Il pourra y avoir également des cours en direct assurés par des professeurs situés dans leur établissement scolaire ou chez eux.

L'Éducation nationale du Gard est donc prête ?

Vous savez, nous sommes une institution avec un cerveau, les idées foisonnent... Je fais confiance à tout le corps enseignant, aux équipes pédagogiques. Tout le monde est très à l'écoute des élèves, des parents inquiets. Nous sommes tournés vers la réussite et, en la matière, nous avons un trésor d'inventivité dans ce département.

Parlons de parents inquiets. C'est le cas notamment au lycée Philippe Lamour à Nîmes où un élève a été mis en quarantaine...

Il faut raison garder. Dans cet établissement, nous avons un étudiant en BTS qui a participé le week-end dernier à une rencontre sportive dans un autre département. Il a été en contact lors de la compétition avec un autre étudiant apparemment porteur du coronavirus. Mais lui, n'a aucun symptôme. Il est ce que l'on appelle un cas contact potentiel. Les autorités de santé ont donc pris contact avec lui et par mesure de prévention ont demandé à ce qu'il soit gardé à son domicile 14 jours. Je comprends que cela puisse troubler les familles mais il faut avoir en tête que les services de l'État sont pleinement mobilisés et vigilants.

En matière de vigilance, que recommandez-vous aux parents d'élèves ?

De ne rien changer pour le moment si ce n’est appliquer et faire appliquer les "gestes barrières" aux enfants. S'ils ont l'un de leurs enfants grippé, comme la grippe classique, le plus prudent est de garder son enfant à la maison. Car coronavirus ou grippe, l'enfant malade est contagieux. Mais encore une fois, soyons clair, notre département est peu touché pour le moment. Nous mettons beaucoup d'énergie à trouver des solutions. Nous suivons cela de très près. Personne n'a donc besoin de s'inventer médecin.

Propos recueillis par Abdel Samari 

Abdel Samari

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