Publié il y a 6 h - Mise à jour le 29.05.2026 - Yannick Pons - 2 min  - vu 95 fois

CULTURE Le festival du Ter-Ter ancre les quartiers de Nîmes dans l'écologie

festival des vers du ter-ter nimes

Le collectif Les vers du ter-ter

- @Yannick Pons

Débats, projections, ateliers, repas collectifs et créations par les habitants. Du 8 au 15 juin, la troisième édition des Vers du Ter-Ter investit les quartiers nîmois, Gambetta, Pissevin, Richelieu et Valdegour, dans une logique d'écologie populaire ancrée dans le quotidien. Parmi les temps forts, la présentation du livre d'Attac et la diffusion d'un livre sur les conditions de travail des livreurs Uber Eats.

« Sous le béton la terre », un lombric géant arpentera les rues de la ville durant l'événement. Du 8 au 15 juin, la troisième édition du festival des Vers du Ter-Ter investit les quartiers de Nîmes autour de l’écologie populaire, de l’éducation citoyenne et des questions sociales. Véritable espace de rencontres et de discussions, l’événement propose projections, ateliers, repas collectifs, débats, théâtre, musique et créations participatives. Le tout porté par un collectif indépendant et autogéré, qui revendique une organisation ouverte aux habitants.

Le Puits-Couchoux, point central

Dans l’argot urbain, « ter-ter » désigne le territoire, le quartier, l’endroit où l’on se sent chez soi. Une définition qui se rretrouve dans toute la programmation. « La volonté première est de recréer des liens forts entre nos quartiers », explique le collectif. L’événement entend aussi « ouvrir un espace convivial » sur des sujets comme l’alimentation, l’écologie ou l’argent.

Cette année, l’un des temps forts se tiendra vendredi 12 juin au Puits-Couchoux, dans le quartier Gambetta. L’association Attac viendra y présenter le livre Taxez les riches en présence de Raphaël Pradeau. Un échange d’éducation populaire avec en ligne de mire les inégalités fiscales et la redistribution des richesses. La soirée doit ensuite se poursuivre dans l’espace public par une chorale militante, une déambulation chantée et un blind test collectif.

Le festival revendique aussi un ancrage très concret dans les quartiers Ouest de Nîmes. À Pissevin, des ateliers radio menés avec des jeunes de l’ADPS et des Mille Couleurs donneront lieu à une restitution publique en fin de semaine. Plusieurs habitants participeront également à des projets artistiques ou photographiques construits durant l’année. Une exposition documentaire autour de la vie de certains habitants suivis pendant trois ans doit notamment être dévoilée lors d’une lecture photographique.

Participatif

Autre axe de cette édition, les formes participatives. À La Virgule (29 rue Villars), un chantier de rénovation écologique sera mené avec les habitants au moyen de techniques naturelles comme les enduits à la chaux ou les peintures à la farine. Route d’Arles, la journée Écoville proposera ateliers de réparation, vide-grenier, cyanotype, repas à prix libre et sensibilisation à la pollution numérique. À Valdegour, un ciné-débat sur le documentaire La Guerre des centimes reviendra sur les conditions de travail des livreurs Uber Eats et Deliveroo, en présence du réalisateur Nader S. Ayache.

Au fil des éditions, le collectif continue de grandir. Cette année, une douzaine de personnes gravitent autour du festival, selon les organisateurs, qui revendiquent un fonctionnement horizontal et une volonté d’ouvrir le projet « aux personnes des quartiers ».

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