Publié il y a 1 h - Mise à jour le 15.07.2026 - Corentin Corger - 3 min  - vu 55 fois

FAIT DU SOIR Dorian Canton veut se faire un nom dans la région

dorian canton matador

Dorian Canton espère triompher à Lunel

- Photo Laure Crespy

Après avoir surtout côtoyé les arènes du Sud-Ouest, le torero de 25 ans fait partie de la corrida 100 % française de ce samedi à Lunel avec l’ambition de se faire désormais un nom dans notre région.

« Je les vois souvent maintenant, ça donne envie d’y rentrer », lâche Dorian Canton avec des étoiles plein les yeux en contemplant les arènes de Nîmes, à travers la vitre du bar. Cela fait quelques mois que le torero de 25 ans a posé ses valises et son costume de lumière dans la capitale gardoise et vit sur l’avenue Jean-Jaurès. Ce natif de Pau découvre enfant la tauromachie par hasard : « Personne n’est aficionado dans ma famille. Pour passer le temps avant un repas de famille à Aire-sur-l’Adour, on est allé voir une corrida sans picador et je suis tombé amoureux de ce que j’ai vu. » Le jeune garçon est définitivement conquis après avoir fait le forcing pour assister à une corrida à Béziers, « c’est l’élément déclencheur ! ».

À neuf ans, il intègre une école de taurine près de Mont-de-Marsan et gravit les échelons, toujours soutenu par ses parents dans sa passion. « C’était viscéral, je ne voulais pas lâcher. Ma famille ne m’a jamais freiné et m'a toujours accompagné », confie l'intéressé, dont quelques novilladas l'amènent dans le Gard et les Bouches-du-Rhône. Avant de prendre son alternative à seulement 18 ans. « C’était un peu précoce mais j’ai la chance d’avoir eu des triomphes d’entrée », poursuit-il. Si le matador fait une bonne saison 2022 en coupant notamment deux oreilles à Bayonne, il ne parvient pas à confirmer sur la temporada suivante : « J'ai eu de la malchance en 2023 car sur sept corridas prévues j’ai toréé que quatre fois à cause de blessures. Il m’a manqué un gros triomphe à ce moment clé. »

dorian canton arènes de Nîmes
Dorian Canton devant les arènes de Nîmes  • Photo Corentin Corger

Alors, après une année 2025 loin de ses attentes, il a pris une décision drastique et a quitté Madrid où il vivait depuis cinq ans. « Je m’étouffais un petit peu, c’était compliqué de m'entraîner. Je sentais que c’était le moment de passer à autre chose. Et d’être à Nîmes, c’est plus facile pour m’entraîner dans les élevages », confie celui qui s’entraîne aussi dans les arènes de Caissargues et de Langlade avec notamment El Rafi. C’est justement avec le Nîmois que Dorian Canton est attendu ce samedi à 17 heures sur la piste des arènes de Lunel pour une corrida 100 % française dans un format inédit avec également Andy Younes, Tibo Garcia, Adriano, Carlos Olsina et Nino Julian. Chacun un toro pour briller et sortir du lot en espérant décrocher le prix du meilleur torero.

« Je n’ai pas de pression car je ne suis jamais venu ici. C’est que du plaisir ! Je ne viens pas là par hasard. Enfin j’ai mon opportunité, je ne vais pas passer à côté », aborde sereinement Dorian Canton, déterminé à se faire un nom dans la région. Il sait qu’une performance remarquée à Lunel peut lui ouvrir des portes pour la suite et 2027. Le 23 juillet, il sera également sur ses terres à Mont-de-Marsan, attendu par son public. « L’objectif c’est de triompher pour que l’année prochaine ce soit plus simple et que les empresas se disent : Pourquoi on ne le mettrait pas ? Je veux toréer plus que trois corridas dans la saison », assure le jeune homme qui ne décroche pas des yeux les arènes de Nîmes en espérant avoir l’occasion d’y rentrer et de se faire connaître aussi ici.

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