Publié il y a 48 min - Mise à jour le 07.06.2026 - Yannick Pons - 2 min  - vu 39 fois

FAIT DU SOIR Tinals : l'esprit Indé toujours vivant à Paloma

Ethan Ramon (The Sophs)

- @Yannick Pons

Pas de têtes d'affiche qui remplissent les stades ni de recettes toutes faites. Pendant deux jours, This Is Not A Love Song (Tinals) a une nouvelle fois revendiqué ce qui fait son identité depuis plus de dix ans, la découverte, la curiosité et une certaine idée de la musique indépendante. Une formule qui continue de séduire à Paloma, où le festival nîmois affichait complet ce week-end.

Bandit Bandit ouvre la première soirée, suivi notamment par Avalon Bloom et Black Country, New Road. Mais l'un des moments les plus attendus du week-end reste le retour de 16 Horsepower. Plus de vingt ans après sa séparation, le groupe américain retrouve la scène nîmoise et rappelle pourquoi son mélange de country-rock sombre et de folk hantée a marqué toute une génération.

Même assis, David Eugene Edwards reste en mouvement, faisant tournoyer sa jambe relevée au fil des morceaux, l'un de ces gestes singuliers qui participent à sa présence scénique.

Le samedi confirme cette ligne artistique sans concession. Déjà remarqué lors d'un précédent passage à Paloma, Knives retrouve le public nîmois avec son énergie brute et son mélange explosif de post-punk et de hardcore. Une prestation à la hauteur des attentes pour le collectif de Bristol.

Parmi les belles surprises de cette édition, The Sophs fait forte impression sur la scène Mosquito avec ses mélodies accrocheuses et son énergie communicative. Le chanteur Ethan Ramon s'offre même un bain de foule au milieu du public.

Ethan Ramon (The Sophs) • @Yannick Pons

Dans un registre totalement différent, les Californiens de Levitation Room transforment le patio en véritable bulle psychédélique. Porté par des guitares planantes et des rythmes hypnotiques, leur concert figure parmi les plus fédérateurs du week-end.

Elvis et Dolly au Barrio • @Yannick Pons

Tinals reste aussi fidèle à son goût pour les propositions plus singulières. Les Britanniques de Body Horror livrent une performance intense et abrasive qui secoue le patio. De leur côté, les cinq musiciennes de Girl Group, venues de Dublin, mélangent pop, punk et rap dans un concert aussi drôle qu'énergique. Souvent présentées comme les anti-Spice Girls, elles manient avec le même naturel humour, second degré et engagement féministe.

Girl Group, les anti Spice Girls • @Yannick Pons

Invité du plateau RAJE animé par Sarah, Marion et Jordan, le codirecteur artistique de la programmation, Christian Allex, citait d'ailleurs Girl Group parmi les formations illustrant le mieux l'esprit de cette édition, des groupes émergents, singuliers et difficiles à faire entrer dans une seule case.

Girl Group, les anti Spice Girls • @Yannick Pons

 

Cette année il y avait la balançoire • @Yannick Pons

Sous le cheval de Troie • @Yannick Pons

Winter is coming • @Yannick Pons

 

Beach volley toute la nuit • @Yannick Pons

 

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