Justice. Deux hommes sont aux abords du supermarché du quartier de la Cigale à Nîmes et voient une personne âgée y pénétrer. Un individu entre lui aussi dans le magasin et ressort quelques minutes plus tard en ciblant cette dame, âgée de 82 ans. Les deux complices vont la suivre jusqu'à son domicile et devant son portail d'entrée. Un trentenaire lance la conversation qui avait pour but de rassurer la dame. L'octogénaire n'a pas le temps de répondre. Son collier est arraché, elle saigne au niveau de son visage. Bien sûr la victime ne parvient pas à rattraper son agresseur qui s'enfuie avec un complice à bord d'un véhicule loué. L'agresseur est aperçu sur les caméras de vidéo protection du magasin, il porte un bracelet électronique au pied.
Un homme, âgé de 30 ans, qui a été arrêté un an plus tard, durant l'été 2026, et qui est déjà très connu des autorités. Il a 29 condamnations sur son casier. "Il s'agit de faits d'une grande lâcheté, un vol violence sur une personne âgée. Il l'a choisie car elle est seule, fragile, isolée à ce moment-là ", dénonce le procureur Arnaud Massip qui demande 5 ans de prison avec un maintien en détention.
"Il ne minimise pas les faits, il reconnaît et regrette", plaide son conseil maître Salomé Auliard.
Le complice lui a un rôle plus secondaire, il aurait conduit la voiture et affirme qu'il ne connaissait pas les intentions de son camarade d'expédition délictuelle. Le procureur n'a pas de doutes sur sa culpabilité et souhaite une peine de 3 ans dont deux ans avec un sursis probatoire pour ce jeune qui est connu pour un autre vol avec violence survenu lorsqu'il était mineur.
"Je plaide pour une dame, une grand-mère de 82 ans, je plaide pour une victime d'une agression hyper lâche", souligne Maître Caroline Pichon qui relate que le collier d'une valeur de 4 490 euros et d'une grande valeur sentimentale n'a jamais été retrouvé.
Le tribunal a finalement condamné les deux hommes. Le plus jeune écope de 2 ans avec un sursis probatoire de deux ans l'obligeant à travailler et à rembourser la victime. L'auteur de l'agression est lui condamné à 5 ans avec un maintien en détention.