La mission était aussi monumentale que trépidante pour les triathlètes engagés. Près de 1300 Iron Man et Iron Woman, se sont élancés, ce dimanche 31 mai, dès 8h, pour la première édition du Triathlon Monumental. Le lieu de départ a émerveillé et était une source de motivation supplémentaire : Le Pont du Gard. Un monument antique, classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, depuis bientôt 41 ans, a était le théâtre des rêves, d'un évènement sportif inédit.
Prise de température avec Frédéric Moline. Dans le rush, l'organisateur de cette course gardoise, raconte son expérience, vécue de l'intérieure le matin même : "Cela se passe super bien. Les trois premiers hommes et femmes sont déjà arrivés. L'objectif était de faire un grand triathlon, monumental, comme c'est marqué".
Sa femme, qui a donné un coup de pouce, a confié ses sensations, au plus près des nageurs. Ravi de récolter des avis positifs : "Nous avons eu des retours des nageurs. On nous a dit que c'était super, extraordinaire. Il y a une ambiance de dingue ici", s'enthousiasme-t-elle, à la fin de cette première partie de course. Car pas le temps de traîner ni de buller pour les triathlètes. Toutes et tous sont montés en selle, pour poursuivre leur boucle, jusqu'à Nîmes, point d'arrivée.
Antoine Clot a géré la mise en place de la ligne d'eau et la sécurisation des canoë. Son rôle a été capital pour permettre aux nageurs d'être guidés, lors des 1,9 km ou 1,5 km de nage, en fonction du parcours emprunté. « C’est un grand évènement. Cela fait un que nous travaillons dessus, un an pour réfléchir et étudier le dossier. J’étais responsable de la sécurité sur la natation. Nous avions beaucoup de canoë pour sécuriser les nageurs. Il y avait un running start : Une vague de nageurs partait toutes les 10 secondes. Nous étions sur l’eau pour s’assurer que tout se passait bien.
Une course contre la montre s'enclenchait : "Le nageur sortait ensuite de l’eau et récupérait son vélo. Il se changeait et laissait ses affaires. La Légion Étrangère a récupéré les affaires et les a déposés à Nîmes", a t-il décrit, satisfait d'avoir contribué à sa manière, au bon déroulement de l'épreuve.
Pour rappel, deux parcours ont été proposées, pour permettre aux participants, de repousser leurs limites : le Half (D+739), soit : 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. Le départ a été donné à 9h au Pont du Gard. Le parcours était escarpé et valloné, avec un passage par le Pays d’Uzès. Le retour sur Nîmes a été effectué par le Pont Saint-Nicolas. Un décor de carte postale, où les triathlètes ont pu trouver un regain de forme, en jetant un coup d'oeil sur le Gardon.
Le second parcours, plus abordable, tout en restant rude et endurant : Le medium (D+364). Même distance à la nage : 1,5 km, 40 km à vélo et 10 km à parcourir à grosses foulées. Point commun : les participants ont pu repousser leurs limites et s'en donner à coeur, dans l'eau, en selle ou les deux pieds sur terre.
Après avoir traversé, à vélo, de nombreuses communes (Castillon-du-Gard, Vers-Pont-du-Gard, Argilliers, Collias, Sanilhac, Saint-Chaptes, La Calmette, Brignon, Castelnau-Valence, Saint-Dézéry, Collorgues, Aubussargues, Arpaillargues et Blauzac), les participants franchissaient le pont Saint-Nicolas avant d’arriver à Nîmes.
Dans la cité des Antonins, les courageux n’étaient pas au bout de leur peine puisqu’il leur fallait alors passer à la course à pied et sous un soleil de plomb. Là, le parcours leur imposait un passage par les Carmes, la coupole, les jardins de la Fontaine, les allées Jean-Jaurès, la Maison carrée avant de terminer en apothéose devant les arènes. Une première réussie qui en appelle d’autres dans les années à venir.