L’été de Laurent Burgoa est visiblement studieux. À l’approche des élections sénatoriales, le sénateur sortant a présenté les candidats de sa liste « d’union de la droite et du centre » baptisée : « Pour le Gard, tout le Gard ! ». Comme annoncé par Objectif Gard, la numéro 2 est Valérie Meunier, élue à Alès. À 55 ans, la conseillère municipale depuis 1995 est également vice-présidente de l’Agglo et conseillère départementale du canton d’Alès 2. C’est elle qui a succédé à Laurent Burgoa à la présidence du groupe Le Bon Sens Républicain au Conseil départemental, après la défaite de la droite en 2021.
Valérie Meunier : « Le Sénat est la chambre des territoires »
« J’ai un engagement et une écoute au quotidien auprès des élus de nos communes rurales et urbaines. Le Sénat est la chambre des territoires. C’est cette proximité que je veux y incarner », défend la candidate. L’Alésienne est en position éligible, la sénatrice sortante, Vivette lopez, ne se représentant pas. Actuellement, la droite détient donc deux des trois sièges de sénateur dans le Gard. Seulement, après la défaite de la droite à Nîmes, aux dernières municipales, Laurent Burgoa parviendra-t-il à conserver ces deux sièges, conquis en 2014 par l’ex-maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier ? Ces six dernières années, le sénateur a multiplié les déplacements à la rencontre des élus. Ce sont eux qui voteront le 27 septembre, les sénateurs étant traditionnellement considérés comme les « élus des élus ».
« Nous voulons défendre des dossiers locaux et nationaux, mais aussi faire entendre la voix de tout le Gard, une voix enracinée et combative », souligne celui dont le mandat a notamment été marqué par la présidence de la commission d’enquête sur « la préservation de la pureté des eaux minérales naturelles », créée à la suite de l’affaire Perrier à Vergèze. La liste se veut « composée d’hommes et de femmes d’expérience. » Ainsi, en troisième position figure Jonathan Pire, 43 ans, maire de Collias depuis 2020. Élu centriste, sans étiquette, et cadre intermédiaire de la fonction publique, il est vice-président du PETR Uzège Pont-du-Gard, délégué au schéma stratégique de l’eau brute et de l’irrigation.
« Au-delà du vote de la loi, un parlementaire doit être un élu ressource, capable d’accompagner les maires, de débloquer des dossiers complexes », explique-t-il. En quatrième position, Josy Manya, 80 ans, militante LR de longue date. Cette ancienne restauratrice, actuelle première adjointe de Rochefort-du-Gard, siège au conseil municipal depuis plus de trente ans : « Je m’engage auprès de Laurent Burgoa, que je connais bien, pour ses valeurs et son implication dans la défense des dossiers. C’est un homme à l’écoute, efficace et disponible. » Enfin, pour fermer la marche, le maire de Saint-Gilles, Eddy Valadier, occupe la cinquième place.
Le maire de Saint-Gilles pour fermer la marche
Âgé de 59 ans, l’édile a, revendique son équipe, « métamorphosé en deux mandats la plus grande commune de la Camargue gardoise ». Il a été réélu avec plus de 83 % des voix pour un troisième mandat, en mars. Vice-président de Nîmes Métropole, délégué à l’ingénierie financière et à la recherche de financements, il est aussi conseiller départemental du canton de Saint-Gilles depuis 2015. « Être maire, c’est connaître les réalités du terrain, les attentes des habitants et les difficultés auxquelles les élus sont confrontés chaque jour. C’est cette expérience que je souhaite mettre au service de la liste conduite par Laurent Burgoa », conclut Eddy Valadier. Première à dévoiler sa liste complète, la droite passe à la vitesse supérieure dans la campagne sénatoriale.