La vigilance monte encore d’un cran dans le Gard. Après plusieurs semaines marquées par de nombreux incendies de forêt et de végétation, une grande partie du département basculera en niveau rouge ce lundi 17 août.
La préfecture annonce ce dimanche que cinq zones seront classées en « risque très sévère » : le Gard rhodanien, les Costières-Petite Camargue, les Garrigues, Gardon-Vidourle et le Nord Cévennes. Au total, 252 communes gardoises sont concernées.
Cette situation s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs particulièrement défavorables. La sécheresse reste importante après plusieurs semaines de fortes chaleurs et les prochains jours doivent être marqués par la persistance de la canicule et du vent fort. Des conditions susceptibles de favoriser les départs de feu mais également leur propagation rapide.
Massifs interdits au public
Conséquence directe du passage au rouge : l'accès, la circulation et la présence humaine sont interdits dans les massifs forestiers, landes, maquis et garrigues des cinq zones concernées, conformément à l'arrêté préfectoral.
Les travaux susceptibles de produire de la chaleur ou des étincelles sont également interdits dans les secteurs classés rouge. Cela concerne notamment certaines activités agricoles et forestières, le BTP, l'artisanat mais aussi les travaux réalisés par des particuliers.
Cigarettes, barbecues et pétards interdits près des zones boisées
La préfecture rappelle par ailleurs qu'entre le 15 juin et le 15 septembre, tout emploi du feu est interdit dans les zones boisées, les landes et les garrigues ainsi que dans un rayon de 200 mètres autour de ces espaces.
L'interdiction concerne notamment les cigarettes, les barbecues, les pétards ou encore les lanternes susceptibles de provoquer un départ de feu.
Dans un département déjà confronté à de multiples incendies depuis le début de l'été, les sapeurs-pompiers restent fortement mobilisés. Les forces de l'ordre effectuent également des contrôles et peuvent verbaliser les personnes qui ne respectent pas les mesures de prévention.
Jusqu'à trois ans de prison en cas d'incendie involontaire
Les autorités rappellent enfin que l'origine d'un incendie est systématiquement recherchée. La responsabilité de l'auteur d'un départ de feu peut être engagée, y compris lorsque celui-ci est involontaire.
Selon la préfecture, les peines peuvent atteindre trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende lorsqu'un incendie involontaire est susceptible d'exposer des personnes à un dommage corporel ou de provoquer un dommage irréversible à l'environnement.