La tour de Constance découpe le ciel bleu à la nuit tombée. En contrebas, les remparts virent au rouge sous les projecteurs. Après une première partie confiée à Real Maguelone, Mario Canonge s’installe au piano. Michel Alibo prend la contrebasse, Arnaud Dolmen la batterie. Fire Dance, la danse du feu, ouvre le concert. L’acoustique est remarquable.
Caldeira
Paru en avril, Caldeira puise principalement son inspiration dans la montagne Pelée et rend hommage aux populations qui vivent au pied des volcans. « Il faut respecter la montagne », confie-t-il au public. Le volcan détruit, mais ses terres fertiles nourrissent aussi ceux qui vivent à ses pieds.
Puis vient Rue du Figuier. Le morceau rend hommage à sa mère, disparue à 101 ans, et à la maison qu’elle possédait dans cette rue de la route de la Trace. « J’espère, pourquoi pas, arriver à l’âge de 100 ans et jouer du piano », sourit Mario Canonge.
Le concert referme un festival ouvert jeudi par le nouveau Quintette du Hot Club de France. La formation reprenait le répertoire de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. Vendredi, sold out, Emel a présenté MRA, un album qui passe de l’électro-pop aux sonorités méditerranéennes. Samedi, le jazz caribéen de Mario Canonge a occupé la dernière soirée.
Le trompettiste Patrick Artero, président de Maestoso Productions, est à l’origine de cette première édition. Le Centre des monuments nationaux s’est associé au projet et a ouvert la cour du Logis du gouverneur aux trois concerts. Trois musiciens au pied de la tour, des remparts rougis par la lumière et, dans le piano de Mario Canonge, la montagne Pelée. Les premières Nuits des Remparts s’achèvent sur cette image.