Ce mardi 6 janvier 2026, un prévenu venant de Savoie s’est présenté libre à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes. La raison de son déplacement ? Un jugement qui a été rendu en son absence le 12 mars 2021. C’est à Uzès, le 1ᵉʳ novembre 2015, qu’il se serait rendu responsable de violences en réunion n’entraînant pas d’incapacité. Convoqué devant le tribunal correctionnel de Nîmes, il a été déclaré coupable de ces faits et condamné à 4 mois d’emprisonnement avec sursis, en 2021. N’étant pas présent à l’audience, une notification de la décision lui a ensuite été faite par le greffier. « Je n'ai eu connaissance du courrier qu'en 2024 », explique le prévenu.
Ce n’est que deux ans plus tard que le prévenu s’est manifesté pour faire opposition au jugement, outrepassant alors le délai légal de 10 jours pour faire appel. « Votre demande d’opposition est hors délai, monsieur », explique Édouard le Jan. Une affirmation confirmée par Adélaïde Galtier, procureur de la République. « J’aurais aimé me défendre sur ces faits, j’ai été dupé », lance le prévenu, déçu de la décision du tribunal de ne pas faire droit à cette demande d’opposition. Conformément à la décision rendue en 2021, il se trouve donc toujours contraint par un sursis, établi lors de la précédente audience à une période de 5 ans. « Vous devez vous tenir à carreau encore pendant un an et demi », conclut Édouard le Jan. Dans le cas contraire, il risque la mise à exécution des quatre mois de sursis auxquels il a été condamné.