District Gard-Lozère
Le Gard précurseur. Ce week-end, le football amateur gardois va connaître une évolution majeure. En effet, le district Gard-Lozère a été retenu par la FFF parmi 30 districts pilotes pour expérimenter la mise en place d’une caméra sur l’arbitre pendant les matchs. Il s’agit d’un dispositif national afin de lutter contre les violences qui gangrènent chaque week-end le football amateur, particulièrement dans le Gard. Les dimanches sur les terrains, régulièrement, les arbitres gardois sont confrontés à de la violence verbale et parfois physique envers eux, mais aussi entre joueurs ou avec des supporters. Le but de pouvoir filmer chaque scène conflictuelle est de créer un effet dissuasif. Après avoir été lancé la semaine dernière en Bretagne, ce dispositif débarque déjà dans le Gard avec deux premiers matchs de coupe ce dimanche 1er février : Le Vigan face à Saint-Hippolyte-du-Fort (SA Cigalois) et Chamborigaud contre Pontil Pradel. Par la suite, ce sont trois caméras déployées pour le Gard-Lozère qui se baladeront sur les rencontres départementales. Le choix des rencontres est fait en fonction de l’enjeu sportif, d’antécédents d’incidents entre les clubs, de rivalités connues ou encore de tension entre les supporters. La caméra est accrochée à un harnais et est située sur la poitrine de l’arbitre. Les 30 dernières secondes sont automatiquement gardées en mémoire et dès que l’arbitre en sent le besoin, il appuie sur un bouton pour filmer en continu le temps d’une situation complexe. En cas d’incident, la commission de discipline va saisir les images pour les visionner et ensuite, si besoin, sanctionner. Au bout de 30 jours, si aucune demande particulière n’a été faite, la bande du match est effacée. L’objectif assumé par la fédération est de faire baisser les violences sur les stades de foot. Si le dispositif fonctionne, il devrait être étendu à tout le territoire et le nombre de caméras devrait augmenter.
Olympique Alès en Cévennes
Enfin de retour. Après deux semaines d'absence, les Olympiens devraient enfin regoûter à l'odeur du terrain, et surtout à celle de Pibarot, qu'ils n'ont plus tâtée depuis le 13 décembre dernier, soit une éternité pour les fans du club alésien. Une envie de jouer qui s'est vue cette semaine à l'entraînement, notamment ce vendredi, à la veille du match, où tout le monde était présent. Lors de la séance du jour, ces derniers ont d'ailleurs travaillé les relances courtes avec le gardien, mais aussi la finition devant le but et les coups de pied arrêtés, comme à chaque veille de match. À noter que Yanis Coulibaly est de retour dans le groupe après plusieurs matchs passés en réserve à cause des joueurs mutés, mais une place s'est débloquée grâce à Noé Cabezas, qui a désormais passé plus d'un an au sein du club.
Deux anciens face à Montpellier. L'OAC va enfin affronter la réserve de Montpellier ce samedi et conclure sa phase aller afin de se comparer aux autres équipes de la poule. Pour certains joueurs, ce sera aussi l'occasion de retrouver leur ancien club. C'est le cas de Jeffrey Assoumin, capitaine de l'OAC mais formé au MHSC. Il aura passé au total pas moins de sept ans dans la capitale de l'Hérault avant de connaître Sète, Béziers, Marignane et Les Herbiers. Un autre aura également fait un passage express à Montpellier : Gianni Baptiste. L'attaquant de 19 ans aura passé deux mois durant l'été 2024 sur la côte méditerranéenne, mais malgré des matchs disputés en U19 nationaux, le Cévenol ne se sentait pas très bien là-bas et a préféré revenir sur ses terres natales. « J’ai joué deux mois, je les connais pratiquement tous, et on a hâte de voir comment ça se passe, confie l’Alésien. En face, c'est une équipe très joueuse, surtout avec leur coach (Frédéric Garny). Ils jouent énormément en essayant de repartir de très bas. Donc on va essayer de les presser comme ça, prendre les ballons hauts et attaquer leurs faiblesses. » Le Cévenol, bien revenu en 2026, a vécu des moments difficiles avec la perte de ses deux grands-parents en peu de temps, un coup compliqué pour le moral, mais auquel il s’accroche grâce au football. « On se remet petit à petit avec le groupe, et physiquement je suis plutôt pas mal. J'ai hâte de reprendre les matchs et de retrouver ma place. Parce que ce que je veux surtout, c'est devenir titulaire et bien finir la première partie de saison pour bien conclure le mois de janvier. »
La compo probable
Bourdelle, Assoumin, Chaveriat, Hamard, Larcier, Maurin, Cabezas, Bouraja, Benezet, Ekra, Fournel.
Remplaçants : Baptiste, Fontaine, Paulet, Peyrard, Coulibaly, Poleri.
Jeux Olympiques 2026
Un gardois au JO. Du 6 au 22 février, se déroulent les Jeux Olympiques d’hiver à Milan Cortina en Italie. Et il y aura bien un athlète gardois sur place ! Il s’agit de Lionel Lefebvre, membre de l’équipe de France de bobsleigh qui vit à Castillon-du-Gard. Le Gardois a bien été retenu, mais en 5ᵉ position, celle du remplaçant car il n’y a que quatre places dans le bob. Donc à ce stade, il sera sur place sans certitude de participer. Un sentiment forcément particulier. « Je suis frustré mais c’est la dure loi du sport. Je connais mon niveau, je sais que ce n’est pas ma place. Il faut l’accepter et voir le côté positif, c’est déjà énorme de retourner aux Jeux olympiques. Je me dois de rester fort et d’être opérationnel si jamais il faut entrer dans le bob », souligne l’intéressé qui avait été privé des JO en 2018 à cause de choix internes et qui a fini 19e en 2022 à Pékin, une olympiade marquée par le Covid et de nombreuses restrictions. Une sélection cruelle puisque Lionel a raté sa place de titulaire pour deux centièmes lors des qualifications. Des années de sacrifices qui se jouent à un détail. Ne pouvant bénéficier des aides réservées au sportif de haut niveau, notamment celles de la région Occitanie, le Castillonnais a ouvert sa salle de coaching personnalisé il y a trois ans pour financer ses entraînements et payer ses factures. Le fait de ne pas pouvoir se concentrer uniquement sur sa carrière l’a forcément pénalisé, « j’ai dû me débrouiller tout seul », concède-t-il. Mais ce dernier ne veut pas se plaindre et profiter quand même de ces Jeux en étant prêt au cas où surtout le dernier jour, le 22 février, date de l’épreuve de bobsleigh à 4. "Même si je suis un peu dégoûté, je reste positif. À 33 ans, l’objectif ultime c’est de repartir pour participer aux JO dans quatre ans, qui auront lieu dans les Alpes françaises. J'aimerais finir ma carrière là-dessus", conclut le Gardois qui doit bientôt intégrer les listes ministérielles des sportifs de haut niveau afin de prétendre à des soutiens financiers.
USAM Nîmes Gard
Auprès des aînés. Comme chaque année, la ville de Nîmes a organisé cette semaine le traditionnel banquet des aînés avec 1 400 seniors invités sur deux jours au parc des expositions. Un repas placé sous le signe des élections qui approchent à grands pas. David Tebib, président de l’USAM et également sur la liste de Franck Proust, premier adjoint, a missionné ses joueurs pour venir aider à la logistique de l’événement. Des beaux jeunes hommes costauds, parfaits pour pousser un fauteuil roulant ou tenir le bras à une dame âgée afin de l’accompagner jusqu’à sa place. Les joueurs ont apprécié ce moment convivial ponctué par quelques photos. Ces derniers ont été également invités à monter sur scène aux côtés du maire de Nîmes Jean-Paul Fournier avant d’entonner la Marseillaise. « Par leur présence et leur engagement, les Green Men ont illustré les valeurs chères à l’USAM Nîmes Gard : proximité, solidarité, transmission et partage. Cette rencontre intergénérationnelle a permis de créer des souvenirs précieux et de renforcer les liens entre le club, la Ville et ses habitants », salue David Tebib.