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Publié il y a 6 mois - Mise à jour le 02.06.2022 - corentin-migoule - 4 min  - vu 307 fois

LÉGISLATIVES Philippe Ribot (4e circo') : "Le travail est le socle de notre projet"

Philippe Ribot et sa suppléante Aïcha Benali lors d'une réunion publique à Saint-Privat-des-Vieux. (Photo Corentin Migoule)

Ce mercredi soir, en compagnie de sa suppléante Aïcha Benali, Philippe Ribot, candidat aux élections législatives sur la 4e circonscription en qualité de représentant de la majorité présidentielle, a joué à domicile. Devant une trentaine de convaincus, le maire de Saint-Privat-des-Vieux a posé son diagnostic et égrené quelques mesures qui visent "le bon sens".  

"Il y a quelques semaines je voulais faire 30 réunions publiques. On a réduit à six quand on a vu le peu de jours restants avant le premier tour", a amorcé Philippe Ribot. Le candidat de la majorité présidentielle (Agir), investi sur le tard (relire ici), a en effet revu ses ambitions à la baisse, mais se devait de faire escale chez lui, à Saint-Privat-des-Vieux. C'était le sens de cette réunion publique organisée ce mercredi soir dans la salle Les Eglantiers, devant une trentaine de convaincus. "On essaie de bien couvrir le territoire avec ces six réunions. Je recherche ce que je fais depuis toujours, ce lien avec le territoire que je conserverai si je suis élu en reproduisant ce type de rencontres en petit comité, avec les élus", a développé l'édile saint-privaden.

Pas épargné par les critiques qui abondent de toutes parts ces derniers temps, le dernier nommé s'est présenté à l'assistance en lui rafraîchissant la mémoire : "En 2008, j'ai été élu maire avec 23 voix d’avance." Et d'ajouter, comme pour montrer qu'il est "blindé" face aux attaques : "Donc on sait ce que c’est que d’aller au combat." Le conseiller départemental du canton d'Alès 2 a en effet fort à faire puisque la 4e circonscription est la plus fournie en candidats, au nombre de 13 (relire ici). Parmi eux, au moins quatre sont estampillés à Droite. La frontière est donc mince avec le profil de celui qui dit défendre une ligne centre-droit "depuis toujours".

Dans ce contexte, Philippe Ribot craint-il un duel entre la Nupes représentée par Arnaud Bord et le Rassemblement national emmené par Pierre Meurin ? "Je vais gagner", répond malgré tout le candidat de la majorité présidentielle. Et d'étayer : "On sait qu'il y a beaucoup de candidats qui feront entre 0,5 et 1% des suffrages et que trois candidats se partageront le reste : la Nupes, le RN et nous. Certains candidats ne se seraient pas présentés, ça aurait sans doute mieux, mais c'est la démocratie. Tout le monde a le droit de se présenter, si possible avec un projet..."

Des députés déconnectés des territoires

Cette mise au pointe faite, le vice-président d'Alès Agglomération a expliqué le sens de son engagement. "Ça fait 14 ans que je suis maire. Les législatives, c’est le moyen de continuer mon action sous une autre forme", dit celui qui croit "beaucoup" aux territoires, lesquels auraient été quelque peu déconnectés de l'Assemblée nationale lors des cinq dernières années. Une déconnexion imputable selon lui à l'élection en 2017 d'un "trop grand nombre" de députés qui n'avaient jamais exercé de mandats locaux avant leur parachutage au palais Bourbon.

"C’est la raison pour laquelle la majorité présidentielle a souhaité se rééquilibrer en faisant appel à des élus comme moi", a justifié Philippe Ribot, qui assure avoir été sollicité "avant le premier tour" de la Présidentielle. Dans l'espoir d'accéder à la députation pour "prendre sa part au chapitre", le maire de Saint-Privat-des-Vieux mise sur son association avec une suppléante issue de la société civile en la personne d'Aïcha Benali. Ancienne consultante en gestion des organisations dans la région parisienne, la quinquagénaire s'est présentée à l'auditoire en qualité de "cévenole d’adoption" ayant fondé le mas Chansonnet et fait naitre le réseau Start Women.

"J’ai accepté car je connais Philippe, je sais comment il gère sa commune et je connais ses valeurs. Nous avons des visions communes. Je serai à ses côtés jusqu’à la victoire", a martelé celle qui a milité au Parti socialiste jusqu'au début des années 2000, avant de trouver son bonheur auprès de la macronie. "Un candidat et une suppléante venus d’horizons différents, c’est intéressant", a commenté celui qui a fêté ses 61 ans en mai dernier. Visiblement sur la même longueur d'onde, le duo a égrené un certain nombre de mesures dédiées à répondre au constat qu'il dresse.

Sécurité : "tolérance zéro"

Celui d'un territoire "très rural", où la désertification médicale sévit. "Je me suis renseigné sur le sujet. Il y a 80 médecins dans le bassin alésien. Dans les cinq ans à venir, 60 d'entre eux sont censés partir à la retraite. Le numérus clausus ne suffira pas", a prévenu le candidat Ribot, qui se montrera très attentif à "la gestion de l'eau" et au "réchauffement climatique", de sorte que notre climat ne devienne pas "celui de l'Andalousie".

Très attaché au savoir-faire industriel de la France, le dernier nommé souhaite valoriser "l'héritage du passé", en ne négligeant "aucune entreprise du territoire" qui en compte de "belles", à l'image de l'entité SNR Cévennes, située à deux pas de la salle Les Eglantiers. "Le covid nous a montré qu’on était dépendant dans trop de domaines", a déploré le candidat macroniste, qui juge la réindustrialisation du pays "inévitable". Et de développer : "L’Allemagne fait beaucoup mieux avec sept millions d’emplois industriels contre seulement deux millions pour nous. L'Italie se débrouille bien aussi..."

S'il se montrera intransigeant en matière de sécurité en donnant "plus de moyens à la justice" afin qu'elle pratique la "tolérance zéro", car "toute faute doit être sanctionnée", le conseiller départemental estime que le gouvernement, qui a "beaucoup investi" en faveur de l'Éducation nationale, doit veiller à "ne pas fabriquer des jeunes qui sont en décalage avec les besoins des entreprises". Enfin, le travail constituera "le socle" de son projet. "Je crois beaucoup à la valeur travail. C’est un moyen de se réaliser. Or je trouve qu'on est passé à côté de ça ces 20 ou 30 dernières années", a regretté Philippe Ribot, lequel ne "rêve pas d'avoir une loi à son nom" mais envisage d'œuvrer en faveur du "bon sens".

Corentin Migoule

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