Objectif Gard : Quelle est la mission principale du Souvenir Français de Pont-Saint-Esprit ?
Éric Grieux : Le Souvenir Français a pour mission de sauver les tombes des soldats tombés en déshérence dans le cimetière. On a un carré militaire qui est entretenu régulièrement depuis des années. Notre mission, c'est de transmettre tout ce qui concerne la mémoire collective, de donner envie aux jeunes de s'intéresser à leur propre histoire.
Quels sont les temps forts et les cérémonies marquantes que vous commémorez ?
Le 1er novembre, nous avons une grosse cérémonie à la mémoire des soldats disparus. Il y a aussi le 8 mai, pour commémorer la fin de la guerre en 1945. Comme hier, (lundi 1er juin, NDLR), nous intervenons dans les écoles, dans les collèges. Les deux collèges de Pont-Saint-Esprit sont adhérents du Souvenir Français. Les quatre écoles élémentaires le sont également.
Les élèves des quatres écoles mentionnées : Marcel Pagnol, Notre-Dame, Villa-Clara et Jean-Jaurès, ont reçu un drapeau tricologe et un logo du Souvenir Français. Pourquoi ce geste est-il important ?
Parce ce que les fanions sont des symboles forts de notre République, tout comme le drapeau Bleu Blanc et Rouge. C'est le symbole de ralliement d'un peuple, qui est composé de multi-ethnies, cherchant à vivre ensemble.
Combien avez-vous de membres actifs ? Recrutez-vous du sang neuf ?
Il y a 16 comités dans le Gard, dont un à Pont-Saint-Esprit. Nous sommes pour l'instant 45 membres. C'est relativement peu. Bien-sûr que nous recrutons. L'adhésion coûte 10 euros. Notre plus jeune adhérente à 16 ans et notre plus vieux adhérent à 95 ans. Il y a un passage de relais qui se fait. Nous nous réunissons régulièrement. Le point phare de la ville, c'est le monument aux Morts. Les habitants passent à côté sans savoir pourquoi.
Quelles sont les valeurs défendues ?
La démocratrie essentiellement. Nous voulons que sous ce pays demeure la bannière d'égalité, de fraternité. Des gens se sont battus pour nous. Ils ont combattu pour la liberté. Il faut que ces mémoires perdurent. Car les anciens combattants ne sont pas éternels, nous-mêmes aussi. C'est eux qui transmettent pour demain.
Quel regard portez-vous sur la montée des extrêmes ?
Notre message est clair : il n'y aura pas d'alternatives, avec des individus qui prônent du national-socialisme, et ceci à tous les niveaux, à l'extrême gauche et à l'extrême droite. Nous ne faisons pas de politique. Nous veillons simplement à ce que la République reste ce qu'elle est. C'est-à-dire un pays de partage, d'échanges et tout simplement de vivre ensemble.