Publié il y a 8 h - Mise à jour le 14.03.2026 - Thierry Allard - 2 min  - vu 498 fois

MARCOULE Nucléaire : à l’INSTN, des formations ouvertes aux reconversions

L'INSTN du CEA Marcoule dispense des formations dans le nucléaire

- Thierry Allard

Ce n’est pas un secret : le nucléaire recrute. À l’Institut national des sciences et techniques nucléaires, le CEA/INSTN à Marcoule, les formations se développent et s’ouvrent aux reconversions professionnelles.

Ça vous avait peut-être échappé, mais nous sommes en pleine semaine des métiers du nucléaire. Des métiers qui recrutent, et pour lesquels l’INSTN propose des formations en plein développement. Notamment la formation d’Opérateur en radioprotection, dont le métier consiste à prévenir les risques radiologiques, et celle d’Opérateur en assainissement-démantèlement. « Ce sont des activités qui sont en grande recherche de personnel, notamment l’assainissement-démantèlement car nous avons des installations vieillissantes », explique le directeur de l’INSTN Marcoule Florent Lemont.

L’établissement propose de la formation initiale et continue, ouvertes notamment à des personnes en reconversion professionnelle. C’est le cas de Nathan Leclere, 42 ans. « J’ai fait plusieurs métiers, il y a une quinzaine d’années j’étais dans le nucléaire à Romans (Drôme, ndlr) dans la sécurité, puis je suis parti dans l’enseignement », explique-t-il. Devenu professeur des écoles, il se retrouve dans un métier qui ne lui convient plus et décide de revenir dans le nucléaire, mais cette fois comme opérateur en radioprotection.

Un choix tout sauf risqué : « avant même de passer la formation, j’avais déjà trouvé un employeur, c’est aussi pour ça que j’ai choisi cette formation », affirme-t-il. Une formation financée par France Travail et son futur employeur, pour lequel il commencera « début avril », précise-t-il, à Pierrelatte (Drôme). Avant, « peut-être plus tard, de passer le titre de Technicien supérieur en radioprotection », avance-t-il.

Après avoir terminé sa formation d’Opérateur en radioprotection, ce mercredi, il passe, avec une quinzaine d’autres stagiaires, la formation PR1CC, pour Prévention des risques 1 du cycle du combustible. « C’est une formation certifiante obligatoire pour toutes les personnes appelées à rentrer sur des installations nucléaires », précise Florent Lemont.

Pour cette session, il s’agit de « démonter une capacité, avec un risque de contamination liquide », pose Cécile Eydoux, formatrice à l’INSTN. Si tout est fictif, « le chantier-école est très représentatif de la réalité », précise-t-elle, et les stagiaires sont tous en tenue comme s’ils étaient réellement sur site.

On y rencontre aussi Marine Bel-Fonta, 23 ans, en dernière année d'école d’ingénieur à Montpellier. Chimiste, elle se destine au laboratoire du CEA Atalante, à Marcoule, et passe la PR1CC « pour pouvoir manipuler au sein du laboratoire », précise-t-elle. Elle est une des rares femmes de la session du jour, dans un secteur, le nucléaire, qui peine à attirer les femmes.

« Dans mon école, il n’y a pas que du nucléaire, mais mon option, chimie du nucléaire et environnement, est celle où il y a le moins de femmes », confirme-t-elle, séduite quant à elle par « le côté hyper complet » de la chimie dans le nucléaire.

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