Dans le cadre d’un stage collectif consacré à la découverte du monde professionnel, les élèves ont présenté leur projet vendredi dernier devant leur mentor Olivier Pétré, des enseignants, ainsi que plusieurs invités institutionnels, dont Mathias Nieps, vice-préfet du Gard.
Collecte rémunérée
Réunis autour d’un groupe constitué par affinité de projet au fil des rencontres, bien qu’issus de classes différentes, les élèves de troisième ont travaillé durant cinq jours sur la création complète d’une mini-entreprise. Organisation interne, recherche de l’idée, suivi de projet, répartition des rôles, cohésion d’équipe… Chacun a pris la parole lors d’une présentation structurée, appuyée par un diaporama, dans un dress code pensé collectivement.
Le projet s’inscrit dans une démarche environnementale et locale. À partir d’une enquête qu’ils ont menée auprès des habitants du quartier du Mas de Mingue, les élèves ont identifié une attente des habitants : des espaces plus propres grâce à un meilleur tri des déchets. De cette analyse est née l’idée de "hubs solidaires" installés au cœur du quartier.
Le concept repose sur trois robots de collecte distincts, implantés de façon fixe au sein du quartier. Les robots collectent les déchets, puis les compactent. L’un dédié au verre, le second au plastique, le troisième aux autres déchets. Chaque dépôt donne droit à des bons d’achat utilisables dans les commerces de proximité. L’objectif est d’encourager le tri tout en soutenant l’économie locale. Une maquette du dispositif a été présentée, réalisée à partir de cartons de ramettes de papier positionnés sur le côté, comportant une affiche représentant un écran qui simule l’interface utilisateur.
Projet réaliste
Le budget prévisionnel a également été détaillé. L’investissement est estimé à un peu plus de 45 000 euros, incluant l’achat des trois machines et les frais de fonctionnement. « Et les recettes issues de la vente des déchets ? », demande Mathias Nieps qui a bien suivi la présentation. Elles reposent sur la revente des déchets revalorisés et sur des subventions municipales, disent les élèves, qui n’ont pas encore de chiffres précis sur ce sujet. Des partenariats potentiels ont été cités, notamment des commerçants, l’Intermarché situé en face de Paloma, et La Banque Postale.
Cette semaine de travail a été encadrée par Olivier Pétré, ancien professionnel de la distribution, aujourd’hui mentor bénévole à Saint-Victor-de-Malcap, engagé au sein de l’association Entreprendre pour Apprendre. Les élèves ont également bénéficié de l’accompagnement de leurs professeurs référents.
La restitution s’est déroulée en présence de Sophie Calley (principale du collège), ainsi que de Mathias Nieps, sous-préfet du Gard. Ce dernier a salué la qualité du travail présenté et rappelé la diversité des parcours professionnels possibles après le collège, du secteur associatif à l’administration, en passant par l’entrepreneuriat.
Une idée jugée réaliste par les observateurs, un projet intéressant qui mérite une suite.