Se souvenir pour ne pas oublier. Ce mardi 25 août 2026 marque les 82 ans de la libération de la ville de Nîmes, occupée jadis par les Allemands. Quelques jours avant ce 25 août 1944, ils avaient déjà mis les voiles vers la vallée du Rhône, pendant que la ville respirait de nouveau. Alors comme le veut la tradition, chaque année, un hommage est rendu à tous ceux qui ont choisi de ne pas renoncer, mais de se battre, au péril de leur vie pour certains.
Ce matin, le mémorial de la Résistance et de la Déportation accueillait de nombreuses personnalités politiques dont le maire honoraire Jean-Paul Fournier, qui a fait le déplacement. La cérémonie s'ouvre par un discours de Jean-Paul Boré, président gardois des Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation (AFMD30), avec la lecture d'un extrait du "Serment de la Résistance". "Nous, résistants, nous jurons de n'oublier jamais nos martyrs et nos morts, et de n'accepter ni qu'ils soient accaparés par les uns, ni qu'ils soient insultés par les autres. Nous jurons de conserver en nous, dans sa pureté première et sa rigueur exemplaire, l'esprit de la résistance, cette passion citoyenne qui, malgré le désastre et la trahison, sut maintenir l'amour de la patrie, le sens de l'honneur et l'espérance d'un peuple", raconte-t-il entre autres.
Avant que le maire Vincent Bouget ne prenne lui aussi la parole à son tour. "Notre ville a payé un lourd tribut, avec la mort de plus de 200 personnes pour faits de guerre, avec l'assassinat de 300 personnes par les Allemands, avec des centaines de déportations et des milliers de jeunes hommes requis pour le service de travail obligatoire", déclare-t-il.
"La résurgence des impérialismes, le retour des tentations autoritaires, les relents xénophobes, racistes et antisémites nous rappellent que l'histoire n'est jamais terminée et que l'humanité n'est pas à l'abri de reproduire les erreurs déjà commises dans le passé", continue-t-il. La cérémonie s'est terminée avec le dépôt de gerbe, ainsi que la Marseillaise.