La situation n'est plus anodine. Les sangliers s'aventurent de plus en plus près des habitations nîmoises, et la question de la sécurité des riverains est désormais posée. Pour y répondre, les services de la préfecture et de la Ville de Nîmes ont tenu lundi 11 mai une réunion avec l'ensemble des acteurs concernés : l'association des louvetiers, la société communale de chasse de Nîmes et les forces de l'ordre.
Cette concertation, qui fait suite à de nombreux échanges préalables, a permis d'acter des décisions communes. "Avec la Préfecture et l'ensemble des partenaires mobilisés, nous prenons les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la tranquillité des habitants face à la présence de sangliers", indique Nicolas Nadal, adjoint à la sécurité, à la tranquillité et à l'espace public. Un avis partagé par Julien Roussel, conseiller municipal délégué à l'animation de la vie locale et à la chasse : "La régulation du sanglier est aujourd'hui un enjeu important dans les zones péri-urbaines. Cette mobilisation collective permet d'agir de façon adaptée et responsable".
Dans les jours à venir, un protocole de piégeage sera déployé dans les zones les plus concernées de la commune. Ce dispositif, déjà utilisé dans d'autres secteurs de la ville, permettra de prélever les animaux en toute sécurité pour les habitants. Pour rappel, le sanglier est classé espèce susceptible d'occasionner des dégâts (ESOD), ce qui autorise des mesures de régulation en dehors des périodes de chasse traditionnelles.