10 éditions ça se fête ! Nîmes Université continue à travers ses étudiants, de proposer un exercice à la fois difficile et accessible à tous : un concours d'éloquence. Et à la manière de l'expression : plus on est de fous, plus on rit, l'association Droit, organisatrice de l'événement, a ouvert la première session à un plus grand nombre de jeunes : 80 au lieu de 60. Tout le bureau, composé d'une quinzaine de personnes et présidé par Timothé Louche, met la main à la pâte pour organiser le concours, en partenariat avec de nombreuses institutions.
Un concours qui se fera en quatre étapes. 40 d'entre-eux seront retenus à l'issue du premier tour, qui se déroulera le 12 février prochain de 9h30 à 18h au musée de la Romanité avec un sujet unique : 180 secondes pour convaincre. Le deuxième tour, au même endroit le 19 février, autorisera cette fois-ci cinq minutes de prise de parole par participant, avec un sujet imposé, qu'ils connaîtront à la fin du premier tour. "Parfois ce sont des citations, des sujets un peu drôles ou des références avec les professeurs", dévoile Sofia Labiki, vice-présidente de l'association Droit.
La demi-finale se déroulera dans le salon royal de la Préfecture, avec les 14 meilleurs, le 26 février. Six minutes de débat en un-contre-un et huit de questions permettront de les départager pour une place en finale. "Souvent les sujets sont amusants ou politiques. Par exemple l'année dernière, on avait une demande en mariage, l'un devait s'adresser à l'autre", s'amuse Daphnée Borie, vice-secrétaire de l'association Droit. La grande finale, regroupant les cinq meilleurs de l'édition 2026, aura lieu le 13 mars, au sein de la cour d'appel de Nîmes comme l'année dernière. Dix minutes de sujet et quinze d'entretien auront pour but de désigner le ou la vainqueur(e). Avec un sujet classique et imposé de concours d'éloquence.
Les deux jeunes femmes ont tenté leur chance l'année dernière. Sofia avait réussi à se hisser jusqu'en finale, sa camarade Daphnée avait accroché les demi-finales. Deux performances remarquables : "J'ai toujours aimé le théâtre et la créativité. Dans le droit c'est un peu ce qu'il me manquait. L'éloquence c'est parfait pour ça, je ne me suis mis aucune limite et ce qui me passait par la tête, je le mettais dans mes discours. Se retrouver aussi face à un grand public, ça nous met face à nos peurs, on ne peut pas se cacher", dévoile Sofia Labiki, qui a pu prendre confiance en elle. "Je n'en avais jamais fait avant. J'avais l'habitude d'être plutôt réservée et peu à l'aise à l'oral. En discutant avec des amies de l'asso, ça m'a donné envie d'y aller. Au final, j'ai vraiment adoré, ça permet de prendre le temps de réfléchir avant de parler, et de s'enrichir intellectuellement", assure Daphnée Borie.
Le concours d'éloquence est également très intéressant lorsqu'on y vient en tant que visiteur, puisque l'on y passe par toutes les émotions. C'est un vrai spectacle, ouvert à tous gratuitement sur inscription.
Pour s'inscrire et assister au premier tour, c'est ICI. Rendez-vous en temps voulu sur la page Instagram de l'asso Droit pour les prochains tours.