Dans le cadre du projet Mémoire mené par l’Institut Emmanuel d’Alzon au lycée de Nîmes, les élèves ont vécu un moment fort de transmission en rencontrant la Fondation pour la mémoire de la déportation du Gard. Ce temps d’échanges a permis aux lycéens d’approfondir leurs connaissances sur la période de la Seconde Guerre mondiale, la déportation et les tragédies humaines qui en ont découlé.
À travers le dialogue, les questions et les témoignages, les élèves sont allés au-delà des manuels scolaires pour mieux comprendre la réalité historique, humaine et morale de cette période sombre de notre histoire. Dans le prolongement de cette rencontre, les élèves ont participé à la cérémonie de commémoration organisée à Nîmes par Jean-Paul Boré, président de la Fondation pour la mémoire de la déportation du Gard.
Emmanuelle Ledroit, enseignante et coordinatrice du projet Mémoire, souligne l’enjeu fondamental de cette démarche : « Ce projet est essentiel. Il leur permet de comprendre que l’Histoire n’est pas abstraite, qu’elle est faite de vies, de souffrances, de choix et de résistances. Je me considère comme une passeuse de mémoire. Nous avons une responsabilité immense, celle de transmettre tant que cela est encore possible. »
Elle tient également à remercier chaleureusement l’ensemble des témoins, historiens et représentants d’associations mémorielles qui acceptent de venir partager leur savoir et leur vécu avec les élèves : « Sans eux, ce travail ne serait pas possible. Leur parole est précieuse, irremplaçable. » L’établissement a eu l’honneur d’accueillir, il y a trois ans, Ginette Kolinka, rescapée des camps de la mort, venue témoigner devant près de 900 élèves. Un moment marquant, gravé dans les mémoires, qui rappelle l’urgence de ces rencontres. « Il faut en parler, encore et toujours, et profiter des derniers témoins vivants que nous avons aujourd’hui », insiste Emmanuelle Ledroit.