Ganadero (San Sebastian), responsable de la billetterie des arènes lors des ferias de Nîmes, créateur d’Happycionado qui vit sa onzième année, papa… Matthieu Vangelisti a un emploi du temps chargé ! Étant dans le milieu taurin, il se rend compte de l’avancée du monde. « Le but de ce podcast est de laisser une trace, de promouvoir la tauromachie, c’est mon leitmotiv ! Je le faisais pour les enfants avec Happycionado, là, c’est pour les parents. Ça faisait un an que j’y pensais, j’ai laissé mûrir l’idée. »
Le savoir n’est rien s’il n’est pas partagé. C’est sans doute ce qu’il a voulu faire avec sa nouvelle création, un podcast que l’on peut voir ou écouter et qui promet des rendez-vous d’intérêt. « Je me demandais si ce sujet allait intéresser les gens, il y a 200 000 millions d’épisodes diffusés en France chaque mois, si on n’y est pas pour parler de quelque chose, c’est qu’on est couillon ! La tauromachie disparaît des médias. Sa visibilité est réduite à peau de chagrin. On a pris un contrepied en créant ce média et le but est d’apporter quelque chose qui va toucher les habitués tout en optant pour des thèmes que l’on retrouve en tauromachie. »
Et pour ça, le podcast est le meilleur des atouts. En vidéo comme en audio, le cadre, l’ambiance, l’accès. Le polymorphisme de la chose s’adapte pleinement au sujet des toros et une fois qu’il est enregistré, le podcast vit sa vie sur Internet. Certains vont marcher dès leur sortie, d’autres cartonneront dans plusieurs années.
En tout cas, l’idée et là. Maintenant, il faut savoir comment on fait pour avancer avec. « Je ne voulais pas faire des sujets rapidement obsolètes. On y parlera toujours un peu d’actualité, mais on déviera vite sur des termes profonds, motivants et inspirants en montrant les coulisses de la tauromachie. Je pense qu’on va voir le côté personnel des invités. L’objectif est de créer de la valeur. Je suis libre de faire ce que je veux, y compris sur la durée des émissions. »
La durée. Ça, c’est un sujet aussi important que l’invité. L’attention est une denrée rare de nos jours et Olé ! fait dans l’entre-deux. Autour d’une demi-heure. « Ma crainte était d’être trop spécifique et que les gens décrochent. La ligne directrice est de mettre en avant les professionnels taurins et les aficionados. Il faut décomplexer les personnalités pour parler de tauromachie. Les gens ont souvent peur de se montrer, mais, plus ils assumeront, mieux ils se sentiront et moins on sera attaqués sur la tauromachie. Je ne cherche pas à faire le buzz ou à créer la polémique. On veut de l’humain ! La tauromachie n’est pas vieillotte, on veut donner envie de découvrir. »
Après la durée d’un épisode, c’est au tour de la question de la récurrence du modèle de se poser. L’idéal serait d’en faire une vingtaine dans l’année, la qualité est primordiale et c’est déjà un nombre conséquent. Si vous n’y connaissez pas grand-chose à la tauromachie, allez-vous regarder ? « Soyez curieux ! Ayez l’ouverture d’esprit ! C’est ce qu’on dit depuis des années, vous découvrirez quelque chose qui n’est pas forcément connu. Notre porte d’entrée est innovante pour la tauromachie. On ne va pas parler que de toros, on fera des portraits d’hommes, de femmes et de passions. »
Onze ans après la création de son arène portable et gonflable dédiée aux enfants, Happycionado, Matthieu Vangelisti propose un podcast auquel il faudra s’habituer. Avec son comparse, Samuel Soto de Torista de Francia, le sens du détail et la sensibilité sont les mêmes. L’accord est parfait sur l’image du podcast.
Prochain épisode aux alentours du 10 février. Disponible sur Spotify, Deezer, Apple podast.