Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.06.2026 - Sacha Virga - 3 min  - vu 41 fois

PETITE CAMARGUE La collectivité saluée pour sa bonne gestion financière

CCPC conseil

Un conseil communautaire qui s'est tendu au moment de l'augmentation des tarifs de la restauration scolaire

- Sacha Virga

Avec un joli excédent sur son Compte Financier Unique lors de l'exercice 2025, la Communauté de Communes de Petite Camargue possède des finances très saines, lui permettant de voir l'avenir sereinement. Mais un autre sujet a suscité de vifs échanges : l'augmentation des tarifs de la restauration scolaire 2026/2027.

Le dernier conseil communautaire de la CCPC ce mardi 9 juin a permis d'y voir plus clair sur les comptes financiers de la collectivité. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les élus sont unanimes : ils ne sont pas à sec et cela a eu le mérite d'être salué de tous. 

Même s'il a décidé de s'abstenir, Jean-Luc Garcia, élu d'opposition à Beauvoisin, conçoit : "Je tenais à saluer la gestion des finances de la CCPC, qui se porte très bien". Et l'ancien président André Brundu en remet une couche : "D'après la Direction Générale des Finances Publiques, les comptes sont assez exceptionnels".

Le Compte Financier Unique du budget principal, qui remplace le compte administratif depuis le début de l'année 2026, a dévoilé des chiffres très encourageants sur la santé économique de la collectivité. Il favorise la transparence et la lisibilité de l'information financière, simplifie les processus administratifs entre l'ordonnateur et le comptable et abouti à une confection 100% dématérialisée de l'ensemble de la chaîne. Ainsi, le total cumulé (investissement + financement) s'élève à 5 584 385,40 euros. Et c'est justement ce bon résultat qui a entraîné le plus gros couac du conseil, entre la majorité et l'opposition.

Désaccord sur les tarifs de la cantine

L'inauguration il y a quelques mois de la cuisine centrale de Petite Camargue a amené son lot de solution pour le territoire. Mais a aussi remis en question certains sujets, comme le prix payé par les familles pour y avoir accès. En 2025, le coût d'un repas destiné à la restauration scolaire était établi à 17,19 euros en moyenne. 

La nouvelle majorité en place a donc décidé de proposer l'augmentation du tarif. Ainsi, un repas réservé à l'avance coûtera 4,30 euros (+20 centimes et inchangé depuis 2018), un repas tarif normal 5 euros (+20 centimes et inchangé depuis 2018), un repas tarif réduit 3 euros (+ 10 centimes) et un repas tarif non signalé 7,50 euros (+ 60 centimes). 

Ce qui a provoqué l'indignation de Magali Nissard, élue communautaire et dans l'opposition à Vauvert : "Je m'interroge sur le moment choisi pour faire porter cette hausse aux familles. Nous venons d'examiner un Compte Financier Unique qui témoigne d'une situation financière solide de notre communauté de communes. Derrière cette augmentation, il y a des familles qui subissaient déjà la hausse de l'alimentation, de l'énergie, des assurances, des loyers ou encore du carburant. Il n'existe pas de petites augmentations, tout s'accumule", exprime-t-elle, choisissant de voter contre.

Magali Nissard
Magali Nissard, élue communautaire, a pris la parole • Sacha Virga

Jean-Luc Garcia, élu d'opposition à Beauvoisin, partage en grande partie l'avis de sa camarade communautaire. Mathieu Allegre, premier adjoint à la même commune, propose dans la foulée de ne pas augmenter le tarif réduit, en guise de solution. Avant que le président Nicolas Meizonnet ne s'exprime : "Je pense que cette augmentation est justifiée. Si les finances de la collectivité sont saines c'est parce qu'il y a eu une bonne gestion des choses et c'est ce qu'on est en train de faire. Il n'est pas normal qu'au bout de huit ans, après l'inflation que l'on subit, de ne pas pouvoir réajuster les prix".

Avant que le ton monte un peu plus : "Je regarde chez certaines collectivités qui sont plus proches de votre sensibilité politique. Certaines dirigées par la gauche, ont des tarifs supérieurs à la nôtre. C'est un peu facile de ne prendre aucune responsabilité, de voter contre les augmentations et pour toutes les baisses. On a un service extraordinaire avec la cuisine centrale, je n'en suis pas à l'origine mais j'ai l'honnêteté de le reconnaître. On travaille sur des produits de qualité, beaucoup de bio et des circuits locaux, tout ça a un coût".

"Et la démagogie, c'est peut-être de ne pas l'avoir fait avant ! C'est comme le dispositif façade, on a pas voulu d'augmentation avant les élections peut-être pour en tirer les fruits, et vous savez très bien qui je vise derrière. Nous on prend nos responsabilités, et je pense qu'il n'y a pas lieu de polémiquer". Avant que Magali Nissard ne rétorque : "Et l'augmentation va rapporter combien ? Même pas 40 000 euros, à l'échelle d'un territoire". "C'est toujours les mêmes ficelles à chaque augmentation. On découvre que 40000 euros pour madame Nissart ce n'est rien à l'échelle d'un territoire. Je ne souhaite pas que vous arriviez aux responsabilités, parce que non, ce n'est pas rien", assène le président.

D'autres sujets ont également été évoqués : la création d'un nouvel office de tourisme validé unanimement par les maires sur la commune d'Aimargues, le maintien de la subvention des façades OPAH-RU avec réajustement de l'enveloppe en conséquence ou encore le désengagement officiel de Groupama pour l'assurance des communes pourr les jeux taurins. Le groupe Dolce Vita Assurances implanté à Eygalières dans les Bouches-du-Rhône, prendra la relève. Enfin, ce conseil était l'occasion d'accueillir Rodolphe Teissier, nouveau directeur de cabinet de Petite Camargue.

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