La gase désigne un abrivado pas tout à fait comme les autres. Le principe reste le même que pour un abrivado classique : un troupeau de taureaux, encadré par des gardians à cheval, est mené d'un point à un autre, avec la complicité (et parfois la malice) de jeunes du village qui tentent d'en écarter une bête du groupe. Sauf qu'à Gallician, le parcours emprunte les rives d'un canal et traverse un plan d'eau. Les taureaux se retrouvent ainsi à devoir nager, sous les yeux d'un public massé sur les berges et sur le petit pont du hameau.
Au-delà du folklore, la gase reste avant tout un symbole de convivialité pour les Gallicianais. Les taureaux ne risquent rien : le parcours est balisé et un barriérage solide sécurise l'arrivée. La traversée aquatique n'a plus la fonction utilitaire qu'elle avait autrefois pour habituer les bêtes au travail. Elle est aujourd'hui perpétuée pour ce qu'elle représente : un patrimoine vivant, transmis de génération en génération, qui rassemble le village autour de ses traditions taurines.
Concrètement, le troupeau part du côté de Franquevaux et rallie Gallician, escorté par une ou plusieurs manades. Après avoir longé le canal, hommes, chevaux et taureaux plongent dans l'eau pour rejoindre l'autre rive, avant que la bande ne soit dirigée vers les arènes du village pour la suite des festivités. Ce vendredi 24 juillet, la traditionnelle gase de la fête de Gallician a pris place dans le canal. Au pont du hameau, des centaines de personnes étaient présentes pour l'occasion, un rendez-vous incontournable auquel ils sont fidèles chaque année.