Après 40 ans sur le fauteuil de maire, un portefeuille ministériel sous Beregovoy et de multiples mandats locaux, Gilbert Baumet avait dû se résoudre à partir en 2011 suite à la perte d'élections partielles exigées par le Conseil d’État devant des finances jugées trop déficitaires. Discret depuis, absent des débats, il est finalement présent pour ce nouveau scrutin puisque sa liste a été enregistrée à deux jours de la clôture des candidatures en préfecture. Face aux accusations qui lui sont portées, Gilbert Baumet compte bien se défendre et rétablir sa vérité.
Objectif Gard : Quelles sont les raisons de votre candidature ?
Gilbert Baumet : Les élections de 2011 ont été une grande tromperie puisque mon départ a été dicté par la seule volonté du préfet qui voulait me remplacer par un personnage au service d'une majorité départementale soucieuse de sa seule pérennité. Je tiens d'ailleurs à rappeler que ce même préfet a eu des démêles avec la justice à Perpignan.
Objectif Gard : Que répondez-vous à vos adversaires qui vous accusent d'avoir accumuler les dettes ?
Gilbert Baumet : Il y a eu tricherie et les comptes de la commune ont été manipulés. Durant tous mes mandats, les impôts sont restés à des niveaux très raisonnables. On a fait croire que la mairie n'avait plus d'argent pour faire payer aux Spiripontains des impôts en plus. J'ai tout fait dans ma carrière, je ne reviens pas pour un souci d'égo mais parce-que je veux rétablir la vérité.
Objectif Gard : Quelle est cette vérité qui vous tient à cœur ?
Gilbert Baumet : Il y a encore de l'argent dans les caisses de la commune ! Quand M. Castillon est arrivé à la mairie, il y avait 500 000€. Cet argent provenait de l'excès d'impôt imposé par le seul préfet du Gard pour provoquer mon départ. Or il a été gaspillé dans des dépenses inutiles.
Objectif Gard : C'est à dire ?
Gilbert Baumet : Le lavoir a été réhabilité pour un coût de 1,2 millions d'euros. L'aire d'accueil des gens du voyage a vu sa capacité augmenter avec ses 150 emplacements, soit le nombre de place demandées à une ville de 80 000 habitants. Ce sont 5,3 millions d'euros qui ont été dépensés en trois ans. Enfin, l'arbre de Noël qui était situé sur la place a été détruit pour la seule raison que c'était moi qui l'avait mis en place.
Propos recueillis par Jean-Marie Cornuaille
jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com