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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 29.07.2020 - anthony-maurin - 2 min  - vu 9306 fois

SILENCE ON TOURNE ! À Sommières, Jean de Florette et Manon des Sources plantent un nouveau décor

Ici Yves Montand et Claude Berri sur le tournage de Jean de Florette en 1985 à Sommières (Photo DR).

Chaque mercredi de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous propose de découvrir ou de redécouvrir des lieux dans notre département qui ont été le théâtre de tournages de films célèbres. Pour le quatrième épisode de cette série estivale dédiée au 7e art, nous allons à Sommières dont le cadre a parfois été choisi pour illustrer des paysages provençaux.

Sommières. Cette ville est un modèle de complexité et de charme. Tantôt médiévale tantôt romaine, ou le contraire c'est préférable si l'on se soucie quelque peu de la chronologie, la cité frontière du Gard et de l'Hérault, en 1985, fut plongée quelques jours durant au début du XXè siècle, dans les années 1920 pour être plus précis.

C'est pour le tournage de l'adaptation du roman L'eau des collines signé de l'académicien provençal Marcel Pagnol que Claude Berri a décidé de "réquisitionner" la ville gardoise pour quelques plans de bon aloi. Jean de Florette et Manon des Sources allaient devenir des films à succès et la cité d'ardoise le théâtre d'un moment historique.

Pendant trois jours sur les neuf mois du tournage, Sommières est donc devenue, en 1985, la Place d'Aubagne. Des plans ont été tournés sur les actuelles places Jean-Jaurès et du docteur Dax (celle du marché pardi) pour que la ressemblance avec la ville buccorhodanienne de l'époque soit vraisemblable.

Des figurants gardois (Photo DR).

Pour l'occasion, un casting de stars était à l'oeuvre. Yves Montand, Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Emmanuelle Béart... Yves Montand, qui connaissait d'ailleurs l'écrivain Marcel Pagnol depuis qu'il était majeur ou presque, l'a même eu pour témoin lors de son mariage. Mais revenons à Sommières.

Avec quelques arrangements, la ville se prêtait fort bien à l'ambiance du début du siècle dernier. Le Gard, même si Sommières fait office de frontière avec nos voisins du 34, est un carrefour culturel. C'est aussi et surtout, le bout du bout de la Provence comme on l'entend.

Au début du mois de juillet 1985, Sommières vit donc à l'heure de la garrigue trois jours durant. Chevaux harnachés, paille au sol, terre battue, décors cachant les modernités anachroniques, costumes et chapeaux plus ou moins chatoyants et bien sûr, sabots crottés... C'est tout un petit monde qui s'ouvrait alors à la possibilité de voir Hugolin vendre ses œillets à Aubagne mais sur la place Jean-Jaurès de Sommières !

Anthony Maurin

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